Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 18:41

 

La dernière phrase du texte sur les " Verticaux " est restée en rade ' caprice technique ? ), ainsi que les références de l'ouvrage :

Le vent qui souffle sur ces « Verticaux » décoiffe les « bien-pensants ».Il porte la marque d'un pessimisme joyeux, qui renvoie à bien de nos maîtres à penser. Et il est le Signe prometteur d'une relève.

 

Le livre de Romaric Sangars : " LES VERTICAUX " 226 p. Paris, 2016

est édité aux " Editions Léo Scheer "

A noter  que premier roman n'est pas la première publication de l'auteur, qui, en 2015, avait signé, disons un pamphlet littéraire intitulé :

" Suffirait-il d'aller gifler Jean d'Ormesson pour arranger un peu la gueule de la littérature française ? ", paru chez Pierre-Guillaume de Roux.

J' ai fait allusion à Cyrano dans le corps de mon texte. Ce qui m'amène à me demander si le jeune Romaric a dédicacé son ouvrage à Jean d'Ormesson, et dans l'affirmative, s'il lui a marqué :

" A la fin de l'envoi, je touche !!! " 

 

Repost 0
Published by maltalger
commenter cet article
23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 17:39

« Nous sommes quelques-uns. Nombreux, peut-être...Qui l'estimera ?...Nous sommes quelques-uns que couvre une grande ombre » .

 

Lorsque j'ai ouvert ce premier roman d'un auteur dont je venais de découvrir l'existence en suivant une émission de « TVLibertés », et avant-même d'aller puiser quelques repères sur la quatrième de couverture, je sautai directement à la dernière page de ce livre ,dont le titre était déjà, plus qu'un résumé-programme, un « signe de piste » invitant à je ne sais quel « chemin noir » cher à Sylvain Tesson. En effet, lorsque je mets la clé de contact en abordant une nouvelle œuvre littéraire, je m'assure tout d'abord, avant d'en prendre la route, de ses premières et dernières lignes, et même, de façon encore plus serrée, de ses premiers et derniers mots. La compréhension de la fin nécessitera une citation plus longue, que ce début qui frappe comme un éclair.

 

« Mon dépouillement, mon isolement, voilà qui constituait des circonstances idéales pour vider des cartouches d'encre, et tenter, dans la masse et l'obscurité, de parvenir, sans viser aucun être, à en toucher quelques-uns…. Il fallait que je paye ma dette...Parce qu'Emmanuel Starck avait vécu brandi dans l'axe d'une certaine transcendance, parce que Lia Silowsky m'était apparue toute criblée de rayons, au sein de l'ère plongeante qui est la nôtre, plongeante et si submergée de ténèbres, si oublieuse et si tardive, j'avais aimé ces deux êtres comme les dernières allusions au soleil ».

 

La quatrième de couverture fera son office d'approche de l'histoire. Je ne vous la raconterai pas. Mais, chemin noir pour chemin noir, je vous dirai que dans cette approche, au dos du livre, on trouve épars des mots tels que : désabusé, fièvre, inspirée, mysticisme, visions, aventurier, arts martiaux, traditions d'une chevalerie, sabotages….

 

Et au moment où Michel Déon tire sa révérence, dans l'élégante discrétion que fut sa longue et riche vie ( j'en reparlerai bientôt, à base de souvenirs personnels ), se lève un tout jeune « quadra » - 40 ans cette année -nommé Romaric Sangars, dont la photo, en couverture, me fait penser à Jean-Pax Méfret, au même âge...et il y a près de 40 ans. Je me dis que quand s'efface dans le limon de la terre un hussard ayant rempli son contrat, surgit d'une nouvelle vague un hussard qui regarde du côté du soleil. Je n'entrerai pas dan le débat subtil des critiques littéraires sur le vocable « hussard ». C'est ma vision personnelle. Qui recouvre les différents profils de ceux qui, au-delà de cette image guerrière assumée, sont tous les Enfants de Cyrano, portant leur panache en bandoulière.

 

Mais attention, cet ouvrage qui sait mêler les contraires – et qui est donc profondément « humain », en jetant aux orties la défroque larmoyante de l'humanitarisme professionnel – débouche à maintes reprises de ses noirs cheminements pour monter à l'assaut de tout ce qui est aujourd'hui labellisé « correct » ! Dans ce parcours de onze mois, qui va d'un « décembre » à un « novembre » non millésimés, on se trouve propulsé dans plusieurs tranches d'époque, de notre époque...J'y ai retrouvé, au début, une atmosphère qui m'a rappelé le film « Les tricheurs », que j'avais vu à Alger en 1959, et à la fin, on se trouve plongés dans un vent de panique et de barbarie qui, vaguement mentionnés comme s'étant produit à l'orée du siècle actuel, font manifestement référence à cette terrible année 2015 à Paris (tout se passe à Paris , dans ce livre ).

 

Pour pénétrer plus intimement dans le coeur de ces « Verticaux » , voici quelque citations, prises au hasard, qui ne sont pas des « pépites » - nous ne sommes pas chez les Banquiers - mais de belles et bonnes munitions, de tous calibres.

 

« Cet élan portait le nom d'héroïsme...Il se lisait surtout dans le génie de certains artistes qui avaient su faire fuser des beautés neuves;L'action ou la création, il ne s'agissait, en fin de compte, que de domaines distincts où se déployait néanmoins le même phénomène. Enfin, à un degré ultime, le vieil idéal de la sainteté...représentait peut-être cet élan orienté dans le sens d'une transcendance totale ».

 

« Au fond, l'héroïsme est une ivresse...mais une ivresse souveraine, un don soudain de soi ».

 

« Nous serons verticaux à leur en foutre le vertige ».

 

« Un relativisme absolu n'est que l'autre nom de la lâcheté ».

 

« Nous souriions dans l'ombre.

Nous.

Nostalgiques des magies mortes ».

 

« Nous n'avons aucune utopie à offrir. Seulement une manière exaltante d'envisager le tragique de vivre ».

 

« Il se trouvait que l'honneur témoignait également d'un certain rapport aux morts….Les morts étaient des vivants dont les phrases avaient été brisées ».

 

« L'époque nous imposait l'absurdité de la pulsion immédiate, le bégaiement d'un perpétuel présent, l'interchangeabilité relativiste, la réduction au nombre stérile

 

« La chevalerie comme l'ordre samouraï, en tant qu'institutions, avaient toutes deux procédé d'une spiritualisation de la force ».

 

« Face à ce qui prétendait tout mêler, diluer, affadir, nous avions répliqué ».

 

« Ce n'est pas par l'adversité, qui si souvent se révèle précisément un moyen de se construire,que le déclin survient. C'est par la parodie ».

« Tout ce qui était vraiment vivant paraissait trop fort pour ce temps ; tout ce qui était élevé en menaçait l'équilibre inférieur ; rien ne perdurait plus que dans la boue ».

 

Il y a beaucoup à méditer sur ces pensées. Il en est d'autres, de plus vives encore, reflet de l'action dévastatrice qui monte en puissance vers la fin de l'ouvrage. Je ne peux en parler sans déflorer le sujet.

Repost 0
Published by maltalger
commenter cet article
25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 20:31

RAPPEL SUCCINT :

D'un écheveau de tendances diverses, exactement à l'image des hésitations des gouvernants français et de leur administration locale sur l'orientation d'une véritable politique algérienne, d'expériences, d'échecs, d'avancées, et de confrontation permanente entre un système imposé depuis Paris et une situation concrète sur place en constante évolution humaine, il faut dégager quelques notations de base, qui, sans pouvoir rendre compte de tout, n'en constituent pas moins une réalité sur laquelle on peut s'appuyer :

- Les préoccupations relatives à l'Enseignement ont vu le jour très tôt après la prise d'Alger, on peut dire:  en avance sur la pacification de tout le territoire et sur la fixation d'une ligne politique affichée, même provisoire.

- La place de la population locale a de suite été envisagée. le facteur déclenchant a été la médecine, même rudimentaire, dont les bienfaits ont eu vocation à être portés à toute la population du territoire, associant très rapidement l'exigence de compréhension, donc d'apprentissage des langues parlées dans le pays à la possibilité de soigner. Ce socle linguistique entraîna l'extension d'une formation de base médicale aux autochtones. Parallèlement, le besoin se fit rapidement sentir , non seulement de comprendre les gens, mais aussi, d'apprendre à connaître leurs us et coutumes. Cette nouvelle branche de communication généra elle-même l'organisation des connaissances dans un domaine qu'on qualifiera pour simplifier de "juridique", le tout, en tâtonnant quant à l'articulation de tout cela, et en rencontrant maints obstacles.

- Lorsque ces différents types d'enseignements prirent forme, notamment dans le secteur juridique, et se firent ambitieux, cela vers le milieu du XIX° siècle , on vit deux grandes tendances émerger et s'affronter, non exemptes d'influences politiques nées de l'évolution de la situation en France, avec le Second Empire ( avant, pendant et après): les partisans d'un Enseignement, certes de base française, mais  adapté aux conditions locales, sociologiques et autres, face aux tenants d'une assimilation totale de l'Enseignement Supérieur en Algérie à celui de la France métropolitaine. Dans un contexte humain déjà complexe, en raison de la diversité des communautés et de leurs caractéristiques propres, souvent irréductibles les unes aux autres, avec un " chapeau" français métropolitain, lui-même orienté vers des enjeux auxquels l'Algérie était intrinsèquement étrangère, ces débats passionnés s'enfonçaient dans la confusion, et rendaient indispensable une intervention d'ordre législatif.
Ce fut là le rôle de la Loi du 20 décembre 1879. 

Cette loi ne comportait que  9 articles ! On est loin des textes d'aujourd'hui, hypertrophiés et souvent rédigés à partir de bases autres que celle donnée au XVII° siècle : " Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement...;"

Trois de ces 9 articles portent statut des Ecoles de Droit, des Sciences, des Lettres, et de Médecine et Pharmacie.

Tirons-en les dispositions qui intéressent notre recherche :

L'enseignement dans l'école de droit comprend les matières exigées pour l'obtention du baccalauréat, plus le droit commercial, le droit administratif et les coutumes indigènes.

L'enseignement dans l'école des sciences les maths, la physique; sciences naturelle, avec application à l'industrie, l'agriculture, à la statistique,  et aux besoins spéciaux de l'Algérie.

L'enseignement dans l'école des lettres comprend la littérature française, les littératures des nations méditerranéennes, les littératures classiques, la langue arabe et les dialectes algériens, et bien entendu, l'histoire - particulièrement celle de la France et de l'Algérie, la géographie, l'archéologie...

Ces Ecoles se doublent d'écoles préparatoires de médecine et de pharmacie, et de droit. On y délivre des certificats  qui comportent des branches spéciales, par exemple: en coutumes indigènes, assorties au droit administratif.  Sciences et lettres ont aussi leurs Ecoles préparatoires, délivrant des brevets spéciaux, adaptés à la spécificité algérienne

Ces Ecoles préparatoires, portées sur les données pratiques plus que sur l'enseignement théorique,sont destinées à répondre " aux conditions particulières du sol, du climat, de la religion, du langage et de la société ".

(in Rapport du Sénateur de Rozière ) "  C'est une création d'un nouveau genre  qui offre plus de souplesse et d'élasticité, qui n'est limitée par aucune tradition ".

C'est un très grand pas qui est accompli vers une Algérie moderne, animée par le Réalisme et le dynamisme créatif. Il y a là la marque de l'ESPRIT PIONNIER.

Dans cet esprit, en conclusion, ce sont des pistes qui vont être ouvertes, pour que s'y engouffre toute personne avide de creuser la question. Voici donc quelques repères bibliographiques  :

- Jacques-Numa LAMBERT : " Manuel de législation algérienne " ( Alger, 1952)

- Louis-Auguste BARRIERE : " Le statut personnel des musulmans d'Algérie de 1854 à 1962 " ( Thèse, Dijon, 1993 )

- Jean-Christian SERNA : " Citoyenneté et laïcité dans l'autre France ( Algérie 1830-1962) dans Mélanges en l'honneur de Camille Jauffret-Spinozi.

-Florence RENUCCI : " Le statut personnel des indigènes - comparaison entre politiques juridiques française et italienne en Algérie et Libye, 1919-1943. (Thèse d'histoire du droit, Aix 2005) 

Repost 0
Published by maltalger - dans Algérie
commenter cet article
23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 18:37

Profitant d'un retour de connexion, et donc simplement pour vous dire, amis lecteurs, que je suis toujours là, je vous livre une recension très chaleureuse de mes " BAL(L)ADES MALTAISES " parue sous la signature Ô combien avisée d'une personne qui a une particulière connaissance de l'âme maltaise. Cette recension figure dans le numéro de la "Revue algérianiste"  de décembre 2016.

 Pour les personnes qui seraient intéressées, 2 possibilités s'offrent : qoit commander l'ouvrage chez l'éditeur : Atelier Fol' fer, 147 rue Bel Air, 28260 La Chaussée d'Ivry; tél : 06.74.68.24.40, 22€ + frais d'envoi; soit, pour celles qui sont dans ma région et ont l'occasion de me rencontrer dans le cadre du cercle d'Aix, en me contactant, par mail ou téléphone.

J'espère pouvoir reprendre le cours normal de maltalger dans un délai raisonnable, SFR m'ayant promis un changement de box...Je rappelle qu'il y a l'étude portant sur la faculté de droit d'Alger à terminer, et d'autres sujets à évoquer....Mais, bon , n'anticipons pas trop !!! de peur que " ça porte malheur", comme disait ma grand-mère. 

Repost 0
Published by maltalger - dans Malte
commenter cet article
12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 18:11

                                           AVERTISSEMENT :

A toutes celles et ceux qui vont habituellement sur MALTALGER et qui sont comme moi sur SFR ( Hélas!!!...), je signale que cet organisme s'est cru autorisé - et s'en vante - à s'immiscer dans le fonctionnement de nos boites-mail, dans les termes suivants : " Finie la boite de réception polluée! Nous avons déplacé toutes vos newsletters dans le dossier "info-Pub"....Ainsi, vous ne pourrez plus manquer les mails importants ".

Deux observations: SFR s'arroge le droit de décider, dans ce qui arrive dans notre boite mails, ce qui la "pollue" et ce qui ne la pollue pas.

Et SFR décide de "trier" nos mails, selon leur degré d'importance.

Et ce groupe joint le geste à la parole ! j'ai trouvé leur système déjà mis en place. Et je suis allé dans 'l'enfer des mails", le fameux dossier "info-pub". J'y ai certes trouvé des mails de pure pub, donc, passons, mais j'y ai aussi trouvé comme par hasard des mails provenant de journaux, de périodiques, de chaînes de télé émettant sur internet, auxquels je suis abonné !!!

Et, le sommet : j'y ai trouvé...MALTALGER ! Voilà donc les mises à jour de mon propre Blog estimées " polluantes " par SFR, et écartées de ma boite de réception, pour être rejetées dans les ténèbres extérieures.... Un comble !!!!

Dépassant ainsi les bornes de l'arrogance, qui lui font dire : Je pense pour vous, SFR  en fait PENSE A NOTRE PLACE, écartant ce qui ne lui plaît pas et imposant ce qui lui plaît, comme c'est fait déjà avec "SFR-PRESSE", introduit dans mon smartphone sans que je l'aie demandé, et que je n'arrive pas à supprimer....

 

Alors, de grâce, abonnés à SFR, vérifiez bien que maltalger ne se trouve pas chez vous dans cette boite de pub, voire dans les indésirables..Et si oui, réintégrez-le dans votre boite de réception. Merci !

 

Je vous souhaite donc une Bonne Année 2017, qui soit en même temps une année VIGOUREUSE. Nous sommes des PERSONNES, et non des individus en mutation vers l'état de ZOMBIES....

 

A très bientôt .....

Repost 0
Published by maltalger
commenter cet article
17 décembre 2016 6 17 /12 /décembre /2016 08:42

L' Université d'Alger - et dans ses composantes, la Faculté de droit - voit donc officiellement le jour en 1909.  Il sera bon ici de rappeler qu'en cette 1ère décennie du XX° siècle, l'Algérie française " PREND FORME " sous différents aspects culturels: la Littérature vient de voir éclore le fameux " Sang des races" de Louis Bertrand,roman-culte et véritable étude sociologique,  et voit être publiés les premiers romans du "cycle algérien" de Robert Randau ( "Les Colons", "Les Algérianistes" ); les Arts plastiques  - Peinture et Sculpture - se dégagent de l'Orientalisme avec la création de la Villa Abd-el-Tif en tant que lieu d'activités artistiques inspirées de la célèbre Villa Médicis de Rome. Sur le plan musical, l'Opéra est sorti, notamment à Alger et Oran, des petits programmes, pour se mettre au diapason des Grandes Scènes de France...Il y a donc un véritable bouillonnement culturel sur le territoire de cette " autre France ", qui est justement à la fois " France "' et " Autre"... N'oublions donc pas ce contexte, même en prenant le chemin de cette Université toute neuve qui dresse son fronton néo-classique en haut des jardins qui s'élèvent en gradins exotiques au-dessus de la rue Michelet, se découpant dans le bleu profond du ciel comme une Acropole.. 

Mais ceci ne s'est pas opéré par un coup de baguette magique. Et s'il y a eu "naissance", cet événement fut bien plus le produit d'une consécration administrative qu'une création absolue. Et cette naissance a été précédée d'une longue gestation, souvent difficile et parfois douloureuse. Elle a tout d'abord été liée aux contre-coups et autres atermoiements marquant les incertitudes quant au sort de l'Algérie. Elle a eu à faire face aux difficultés inhérentes au pays, ainsi qu'au scepticisme ambiant, de part et d'autre de la Méditerranée. Elle s'est heurtée aux problèmes budgétaires, elle a été écartelée entre les tenants d'un Jacobinisme absolu et ceux  qui voulaient mettre l'accent sur la seule spécificité algérienne.Elle a eu  enfin et surtout à surmonter les problèmes humains, dans sa tentative généreuse, qui s'est de suite fait jour, de réunir et former des populations d'origines très diverses, aux modes de vie différents, pour ne pas dire: antagonistes.  

Et pourtant, l'idée, lancée sur le terrain, fit son chemin, cahin-caha. Parce qu'elle avait pris d'emblée racine dans le Réel. Les tâtonnements purent faire grincer des dents, les fausses routes, faire sourire les donneurs-de-leçons. L'Enseignement supérieur en Algérie fut cet embryon  qui s'accrocha à la vie. Coûte que coûte.Et qui parvint à terme. 

Le but de ces articles se limitant, comme déjà indiqué, à "l'ouverture de pistes", il ne sera pas question d'entrer dans les détails d'une aventure à rebondissements multiples, d'autant plus qu'il faudrait , surtout pour les premières décennies, déborder hors du cadre des études juridiques, l'enseignement supérieur dans l'Algérie des débuts jusqu"à l'institution officielle d' ECOLES distinctes ( Droit, Médecine, etc...) préfigurant les Facultés futures, traitant de façon groupée toutes les disciplines, dont la première à émerger fut la Médecine.

C'est par la Médecine - à l'indéniable priorité humanitaire en même temps qu'humaniste, que tout commença.  L'ouvrage célébrant le cinquantième anniversaire de l' Université mentionne dans son introduction  que " dès l'origine, l'Enseignement Supérieur algérien prit un caractère régionaliste et utilitaire qui allait se perpétuer à travers toutes les vicissitudes de l'Histoire algérienne";

Et c'est pour les besoins de la médecine que se dispensa d'emblée l'enseignement de la langue arabe, officialisé dès le 17 janvier 1837 dans le cadre d'un cours élémentaire, destiné d'une part à mieux connaître les populations locales, d'autre part, à se faire connaître d'elles. ( déclaration de l'orientaliste Bresnier, lors de l'inauguration de ce cours ).

Ce cours sera institué dès 1846 à  Constantine, puis Oran.

En 1848, l'Algérie fut érigée en Académie ( Arrêté du 7 septembre ), alors même que le nombre d'Académies de la métropole était ramené  de 27 à 19.

En 1850, les Médersas de Constantine, d'Alger et de Tlemcen, furent réorganisées dans le but d'ouvrir des écoles de droit supérieur musulman destinées à la formation de candidats aux emplois du culte, de la justice et de l'instruction publique.

Le début des années 70 vit s'amplifier les débat et controverses sur le fonctionnement de l'Enseignement supérieur en Algérie. Un Jules Duvaux, député de Nancy et futur ministre de l'instruction publique, voulait une assimilation totale de cet enseignement  à celui de la métropole. S' y opposa Paul Bert, qui voulait instituer en Algérie un enseignement supérieur laissant une large place à l'histoire algérienne, à l'archéologie algérienne, et aux langues et dialectes parlés en Algérie.Cela dans une future Faculté des Lettres. Quant au Droit, il voulait instituer de chaires nouvelles sur les coutumes algériennes " tenant compte de la situation complexe d'un pays où se trouvent en permanence des races et des nationalités diverses. Et tout cela, sans toucher aux chaires fondamentales qui constituent l'essence même de la Faculté, c'est-à-dire les chaires de licence et de doctorat".

 

Tout cela aboutit à un texte qui allait faire date, puisque mettant en place un système qui  déboucherait plus tard sur la création de l'  Université d'Alger. Il s'agit de la Loi du 20 décembre 1879. 

 

Pour ne pas alourdir ces développements, cette loi fera l'objet d'une prochaine mise à jour.

Repost 0
Published by maltalger - dans Université d'Alger
commenter cet article
11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 15:54

LE PERSONNEL ENSEIGNANT :

En suivant un ordre hiérarchique, on trouve au sommet

1 - les Titulaires d'une Chaire, qui sont les seuls  à porter le titre de  PROFESSEUR au sens plein du terme. Il y a eu ainsi, entre 1909 et 1959 , 25 Chaires, dont 5 consacrées spécialement aux disciplines intéressant l'Afrique du Nord. Leur énumération complète dépasserait le stade de ce blog. On se contentera de dire qu'elles étaient, en ce qui concerne les disciplines " générales", regroupées en "sections" : 

- Section Historique

- Section Droit Privé

- Section Droit Public

- Section Economique

 

Les Chaires spécialisées dans les disciplines intéressant l'AFN étaient :

- Législation algérienne ( depuis 1910 )

- Droit musulman ( depuis 1910 )

- Droit et Sciences coloniales ( depuis 1942 )  devenue, par arrêté du 7 avril 1959 : Droit et Economie d'Outre-Mer .

- Sociologie nord-africaine ( depuis 1945 )

- Economie algérienne ( depuis 1953 )  devenue, par arrêté  du 7 avril 1959 !: Economie algérienne et saharienne .

 

2 - les Agrégés .  Ils ont les mêmes diplômes que les titulaires de chaires, mais ne sont pas ( pas encore ) titulaires d'une chaire à eux attachée .

 

3 - les Chargés de Cours.  Ils n'ont pas encore passé (ou passé avec succès) le concours d'agrégation. Mais ils sont déjà docteurs en droit.

 

4 - les Assistants. C'est là la première marche du " cursus" professoral, le statut initial de ceux qui se destinent (en principe ) à l'agrégation.  En général, à Alger, à cette époque, ils sont au stade du doctorat, en préparation de thèse.

j'ajouterai, pour la petite histoire, qu'en raison de l'importance exponentielle prise par les travaux pratiques, suite à la réforme de la Licence en droit entrée en vigueur au début de l'année universitaire 55-56, la création d'une nouvelle fonction, au début de l'année 1960: celle de "Moniteur de Travaux Pratiques". je fus de ceux-là jusqu'à la fin de l'année, qui me vit partir au service militaire.

 

Une donnée chiffrée, pour fixer les idées : 

- Pour l'année universitaire 1909-1910, la 1ère donc de la toute nouvelle Faculté de Droit : 13 enseignants, dont 8 professeurs, 2 agrégés, 3 chargés de cours.

- Au 1er avril 1959 : 39 enseignants, 14 professeurs, 10 agrégés, 6 chargés de cours, 9 assistants.

On le voit, la Faculté de Droit d'Alger, devenue, par décret du 26 août 1957, " Faculté de droit et des sciences économiques ", a vu son personnel enseignant global, tripler en nombre.

Il est vrai que dans les années qui ont précédé le "cinquantenaire", la Faculté, et donc ses enseignants, s'est vue adjoindre  2 "annexes": l'Institut d'études politiques, et l' Institut de préparation aux affaires", créés respectivement en 1949 et 1957.

Parallèlement, avaient été mis en place par la faculté de droit d'Alger, dès 1954, officialisés ensuite par arrêté ministériel du 14 septembre 1956, les Instituts d'études juridiques d' Oran et de Constantine, accueillant les étudiants préparant soit la Capacité en droit, soit le baccalauréat en droit ( correspondant aux 2 premières années des 4 ans de licence).

Une prochaine mise à jours évoquera la période antérieure à la création officielle de la faculté de droit d'Alger,  notamment la place qui était envisagée pour l'étude des "spécificités algériennes ",et fournira quelques données bibliographiques sur cette question, basées sur les études des situations concrètes, et non sur les  a-priori démagogiques.

Repost 0
Published by maltalger - dans Université d'Alger
commenter cet article
10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 17:29
UN REGARD SUR L'UNIVERSITE D'ALGER

Mon but  est de fournir quelques éléments sur le travail effectué par la Faculté de Droit d'Alger en tant qu' université française, sur les matières relevant du droit et des coutumes musulmanes d'Algérie. Cette recherche a été déclenchée en vue d'ouvrir des pistes à des personnes amies qui m'ont interrogé à ce sujet.

Deux mots d'abord sur ma source,et sur les souvenirs qu'elle fait resurgir:

En fin 1959, l'Académie d'Alger a fêté le cinquantenaire de l'Université de notre ville. Je me trouvais alors à Paris pour des recherches dans le cadre d'un 1er projet de thèse de doctorat en droit qui, compte tenu du sujet qui m'avait été suggéré par mon patron de thèse, m'avaient curieusement fait travailler en Sorbonne et non à la Fac de droit ( il s'agissait d'un sujet portant sur l'influence croisée des Jésuites et des Oratoriens, Ordres concurrents en matière d'Enseignement, sur les futures générations révolutionnaires...Thème de science politique plus que de "droit", mais il est vrai que cette matière, enseignée dans un Institut spécifique mais lié à la Fac de droit, venait d'être inscrite au programme des D.E.S.  - diplômes  d'études supérieures de droit, au  niveau du doctorat. Cela témoigne du dynamisme de notre université. A mon grand regret, je n'avais donc pas pu être sur place pour les cérémonies. Regret d'autant plus profond qu'entrée en Fac en novembre 54, et y ayant passé l'essentiel de ma vie depuis ces 5 années à la fois si agitées et si fascinantes, j'envisageais alors une carrière universitaire, via le concours de l'agrégation, que je n'imaginais même pas se dérouler ailleurs qu'à Alger... Cette Fac de droit était devenue mon "lieu géométrique", ma "maison" et ma raison d'être. Quelles qu'aient été les compensations ultérieures, je peux dire, près de 60 ans après, que je ne me suis jamais remis de ce destin manqué. 

Mais, ce "retour sur image" effectué, revenons à notre sujet.

Ce cinquantième anniversaire de l' Université d'Alger a fait l'objet d'un beau volume de 258 pages regorgeant d'illustrations, de schémas, et fourmillant de listes de noms. C'est aujourd'hui une source incontournable de toute documentation précise sur l'histoire, l'organisation et les oeuvres de l'Université d'Alger. Je m'y suis plongé dès cette époque, l'ayant acquis dès mon retour de Paris, en me focalisant bien sûr sur la faculté de Droit. Pourtant je dois reconnaître avoir alors quelque peu lu seulement "en diagonale"(mais l'actualité de l'époque nous dévorait, dans ces lieux d'études, devenus un "Camp retranché"...) une copieuse introduction - de 38 pages -  coincée il est vrai entre les listes des officiels et le corps des descriptifs. Or, elle méritait- et mérite plus que jamais - qu'on l'étudie avec le plus grand soin.  Ce sont en effet, comme son titre l'indique, des "pages d'Histoire". 

Je la découvre aujourd'hui.  "Il n'est  jamais trop tard", n'est-ce pas ?

Ces 38 pages, qu'on aurait pu croire de pure convenance, au-delà même du seul Enseignement, constituent une plongée dans la gestation  chaotique de l'Algérie française, mesurée à l'aune, non de la démagogie, mais du réel, du concret, du quotidien.

Apparaissent ainsi de s^rojets ambitieux mais contrecarrés par des obstacles divers trouvant leur point commun dans la déconsidération assez répandue en France à l'égard du territoire algérien et de ses populations, européens compris, dans ce qu'il faut bien appeler la caractéristique ambivalente de cette Algérie, qui était à la fois un pays "exotique" souvent rebutant et toujours déconcertant, et une "Nouvelle France","juste en face", de l'autre côté de l'horizon méditerranéen.

Il y avait là, dressé sur la voie étroite des bonnes intentions, un Signe de contradiction.

Pourtant, le réel, lui, slalomant entre les obstacles, les ignorant même quand il le fallait, cheminait quotidiennement. Cette Université, qui fêtait ses 50 ans en 1959 comme un défi lancé à un futur épique, ne pouvait oublier qu'elle était née de "balbutiements" qui avaient constitué sa matrice dès les années 70 du siècle précédent, et que pour cela, elle ne s'était pas créée "ex-nihilo". Ce vocable de "cinquantenaire" , raccourci commode pour frapper les esprits, a été en fin de compte un peu "réducteur". C'est bien 30 a,ns qu'il faudrait y ajouter, ne serait-e qu'à titre de gestation, et c'est tout l'intérêt de cette introduction historique à l'ouvrage officiel issu de cette célébration. Après bien  des errements, c'est une Loi du 20 décembre 1879 qui a créé des "Ecoles" d'enseignement supérieur, dont, 30 ans après,  a découlé ensuite l'Université d'Alger.

Et c'est finalement sur une période de 80 ans qu'il faudra se pencher pour entrevoir la mission qui a été accomplie jusqu'à ce cinquantenaire.

Pour en avoir déjà une idée concrète, il est  bon, je pense, de publier ici, à titre d'information sur le renom national et international de l'Université d'Alger, la liste de ses " Docteurs Honoris Causa ". Elle est éloquente.

 

Pour la clarté de l'exposé, une très prochaine mise à jour publiera la listes des enseignants, la liste des enseignements traitant de la spécificité algérienne, ainsi que des indications bibliographiques sur des travaux universitaires sur le statut juridique personnel  des musulmans en Algérie.  

Repost 0
Published by maltalger - dans Université d'Alger
commenter cet article
1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 09:14

J'ignore, en ce 1er décembre 2016, le rappel qui sera fait, dans l'Eglise , plus particulièrement en France,du 1er décembre 1916 à Tamanrasset, en m'interrogeant au passage sur la simple pensée, au cours de cette journée,qui viendra à l'esprit et au coeur de ceux  qui ont gardé en eux la présence brûlante de cette Afrique du Nord aimée, du rivage méditerranéen aux sables du Sahara.

Il ne peut être question, dans le cadre si restreint de ce Blog, d'aborder les multiples questions dans tous domaines que soulève cette vie exceptionnelle, ainsi que l'étrange " traversée du désert " - sans jeu de mots douteux - que subit l'Ermite du Sahara, béatifié en 2005, 89 ans après son martyre ( on est aux antipodes des hâtes du "Santo Subito" ! ). Il s'agit simplement pour moi d' exprimer un "Je me souviens" personnel et familial ( en cela lié à la mémoire de mon cousin Jean Dimech ).

 

Pour cela, j'ai choisi d'évoquer brièvement un film oublié : " L'APPEL DU SILENCE " réalisé  " par souscription nationale et par la  volonté de cent mille Français en mémoire et d'après la vie et Charles de Foucauld: 1858 - 1916 ". cette "évocation cinégraphique" a donné lieu à un livre, illustré par des photos tirées du film, édité par Mame, à Tours, écrit par L. Poirier, sous le titre " Charles de Foucauld et l'Appel du Silence ", paru en 1937, et que je garde précieusement dans ma bibliothèque.

 

J'ai choisi ce passage, à puissante vocation apologétique, où l'on voit - superbe  qualité d'image ! - la veille au soir de son martyre, le Père de Foucauld lisant l'Evangile que lui-même a traduit en tamachek aux Touareg en cercle autour de lui. Texte et image s'associent pour donner une vision Christique de cette scène. Ce qu'il faut voir uniquement, c'est sa portée spirituelle: ce n'est pas un reportage documentaire. Au demeurant, les circonstances de la mort du Père de Foucauld sont connues, et elles sont déjà assez "éloquentes" par elles-mêmes. C'est un Appel à la Prière pour les Chrétiens, et à la Méditation, pour tous les Hommes de Bonne Volonté.

Le témoignage n'est pas un acte de prosélytisme.Il consiste simplement à se comporter comme on est. C'est d'ailleurs loin d'être une sinécure...

Je reviendrai prochainement au sujet universitaire abordé hier, mais je tenais à ne pas laisser passer ce 1er décembre sans évoquer Charles de Foucauld. Je suis très attaché aux anniversaires qui comptent

Repost 0
Published by maltalger
commenter cet article
30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 18:02

Mon Cadeau de Noël...C'est VOUS, amis lecteurs, connus ou inconnus ! Vous êtes en train de franchir le seuil du Dix millième " visiteur unique" - ainsi s'exprime mon serveur, je suppose que cela les distingue des groupes, mais en tous cas , pour moi, cela prend un autre sens : oui, pour moi chacun de vous est UNIQUE !

Certes, ce chiffre peut paraître dérisoire, à côté des "grands" Blogs,souvent hyper-spécialisés,  mais à chacun sa catégorie ! Je n'ai jamais visé une masse de lecteurs, ce qui d'ailleurs eût été une hérésie pour un blog  "intimiste". En plus, divers problèmes, techniques ou de santé, ont laissé vides de longues plages de temps; et enfin, n'oublions pas que " sujet patagon ", cette aventure de l'Imaginaire, j'ai tout naturellement adopté la cadence du fameux "BLAP" de ce Royaume tiré de la baguette magique de Jean Raspail - à savoir le Bulletin de Liaison des Amitiés Patagones, qui se veut " à périodicité variable ": Maltalger est donc un blog, non seulement intimiste, mais également " à périodicité variable". Qu'on se le dise ! Alors, foin du consumérisme comme du carcan des "cadences", et du corset des programmes planifiés ! Maltalger est tel  un voilier qui aborde le cap Horn dans le sens Est-Ouest, donc contre les terribles vents dominants venus du Pacifique... Il avance, tire des bords, stoppe, et parfois repart en sens inverse...pour trouver de nouvelles passes moins hostiles, et reprendre sa route...Et chaque mise à jour est une île, où je sais que je vais rencontrer, s'élevant sur l'horizon, des feux amicaux qui montent de mes visiteurs. Et chaque fois, surmontant le froid de mes incertitudes, la fatigue de mes efforts tâtonnants, traversant la brume de mes doutes, je me dis que la traversée a été belle, que la prochaine escale sera encore  plus radieuse, et que l'aventure valait la peine.  

 

Mais il me faut me remettre à l'ouvrage. Je vous annonce donc que les prochains développements seront studieux. Ils se situeront sur les plans historique et juridique, avec comme finalité première de procurer une base de références solide, qui pourra aider à réfléchir sur des questions d'actualité.  J'annonce la couleur avec cette image "Vintage ", tirée bien entendu de ma bibliothèque :

 

Plus précisément, Il sera question de la FACULTE DE DROIT d'ALGER, dans sa contribution à la connaissance du droit musulman et de la sociologie nord-africaine .

A bientôt.

Repost 0
Published by maltalger
commenter cet article