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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 09:14

J'ignore, en ce 1er décembre 2016, le rappel qui sera fait, dans l'Eglise , plus particulièrement en France,du 1er décembre 1916 à Tamanrasset, en m'interrogeant au passage sur la simple pensée, au cours de cette journée,qui viendra à l'esprit et au coeur de ceux  qui ont gardé en eux la présence brûlante de cette Afrique du Nord aimée, du rivage méditerranéen aux sables du Sahara.

Il ne peut être question, dans le cadre si restreint de ce Blog, d'aborder les multiples questions dans tous domaines que soulève cette vie exceptionnelle, ainsi que l'étrange " traversée du désert " - sans jeu de mots douteux - que subit l'Ermite du Sahara, béatifié en 2005, 89 ans après son martyre ( on est aux antipodes des hâtes du "Santo Subito" ! ). Il s'agit simplement pour moi d' exprimer un "Je me souviens" personnel et familial ( en cela lié à la mémoire de mon cousin Jean Dimech ).

 

Pour cela, j'ai choisi d'évoquer brièvement un film oublié : " L'APPEL DU SILENCE " réalisé  " par souscription nationale et par la  volonté de cent mille Français en mémoire et d'après la vie et Charles de Foucauld: 1858 - 1916 ". cette "évocation cinégraphique" a donné lieu à un livre, illustré par des photos tirées du film, édité par Mame, à Tours, écrit par L. Poirier, sous le titre " Charles de Foucauld et l'Appel du Silence ", paru en 1937, et que je garde précieusement dans ma bibliothèque.

 

J'ai choisi ce passage, à puissante vocation apologétique, où l'on voit - superbe  qualité d'image ! - la veille au soir de son martyre, le Père de Foucauld lisant l'Evangile que lui-même a traduit en tamachek aux Touareg en cercle autour de lui. Texte et image s'associent pour donner une vision Christique de cette scène. Ce qu'il faut voir uniquement, c'est sa portée spirituelle: ce n'est pas un reportage documentaire. Au demeurant, les circonstances de la mort du Père de Foucauld sont connues, et elles sont déjà assez "éloquentes" par elles-mêmes. C'est un Appel à la Prière pour les Chrétiens, et à la Méditation, pour tous les Hommes de Bonne Volonté.

Le témoignage n'est pas un acte de prosélytisme.Il consiste simplement à se comporter comme on est. C'est d'ailleurs loin d'être une sinécure...

Je reviendrai prochainement au sujet universitaire abordé hier, mais je tenais à ne pas laisser passer ce 1er décembre sans évoquer Charles de Foucauld. Je suis très attaché aux anniversaires qui comptent

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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 18:02

Mon Cadeau de Noël...C'est VOUS, amis lecteurs, connus ou inconnus ! Vous êtes en train de franchir le seuil du Dix millième " visiteur unique" - ainsi s'exprime mon serveur, je suppose que cela les distingue des groupes, mais en tous cas , pour moi, cela prend un autre sens : oui, pour moi chacun de vous est UNIQUE !

Certes, ce chiffre peut paraître dérisoire, à côté des "grands" Blogs,souvent hyper-spécialisés,  mais à chacun sa catégorie ! Je n'ai jamais visé une masse de lecteurs, ce qui d'ailleurs eût été une hérésie pour un blog  "intimiste". En plus, divers problèmes, techniques ou de santé, ont laissé vides de longues plages de temps; et enfin, n'oublions pas que " sujet patagon ", cette aventure de l'Imaginaire, j'ai tout naturellement adopté la cadence du fameux "BLAP" de ce Royaume tiré de la baguette magique de Jean Raspail - à savoir le Bulletin de Liaison des Amitiés Patagones, qui se veut " à périodicité variable ": Maltalger est donc un blog, non seulement intimiste, mais également " à périodicité variable". Qu'on se le dise ! Alors, foin du consumérisme comme du carcan des "cadences", et du corset des programmes planifiés ! Maltalger est tel  un voilier qui aborde le cap Horn dans le sens Est-Ouest, donc contre les terribles vents dominants venus du Pacifique... Il avance, tire des bords, stoppe, et parfois repart en sens inverse...pour trouver de nouvelles passes moins hostiles, et reprendre sa route...Et chaque mise à jour est une île, où je sais que je vais rencontrer, s'élevant sur l'horizon, des feux amicaux qui montent de mes visiteurs. Et chaque fois, surmontant le froid de mes incertitudes, la fatigue de mes efforts tâtonnants, traversant la brume de mes doutes, je me dis que la traversée a été belle, que la prochaine escale sera encore  plus radieuse, et que l'aventure valait la peine.  

 

Mais il me faut me remettre à l'ouvrage. Je vous annonce donc que les prochains développements seront studieux. Ils se situeront sur les plans historique et juridique, avec comme finalité première de procurer une base de références solide, qui pourra aider à réfléchir sur des questions d'actualité.  J'annonce la couleur avec cette image "Vintage ", tirée bien entendu de ma bibliothèque :

 

Plus précisément, Il sera question de la FACULTE DE DROIT d'ALGER, dans sa contribution à la connaissance du droit musulman et de la sociologie nord-africaine .

A bientôt.

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27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 17:16

En ce dimanche 27 novembre 2016, nous entrons dans l'Avent . Certes je ne sais pas si c'est une "information". Ne sommes-nous pas, depuis des jours et des jours, bombardés de pubs nous présentant des   "CALENDRIERS DE L'AVENT", aux contenus plus  alléchants les uns que les autres ( ou plutôt, se voulant comme tels ) ? En somme, une sorte de " En Avent, Marche ! " comme dirait l'Autre, destiné aux désirs gourmands des enfants, et aux portefeuilles des parents ...Alors, mon info se limite modestement à l'annonce que ce fameux "Avent" vient de commencer aujourd'hui, et qu'on va aller ainsi, de dimanche en dimanche, jusqu'à Noël. Mais ces calendriers ont-ils quelque chose à voir avec ce qu'est réellement ? La réponse est dans la question. 

Mais, je ne vais pas en rester là ! Et permettez-moi,  chers amis lectrices et lecteurs, de vous souhaiter une...Bonne Année !!!! Là, vous allez dire que j'en fais trop, trop dans la concurrence avec l'énorme machine commerciale des Grandes Surfaces, qui mettent en place leurs rayons en vue de la Noël et du Nouvel An dès la Toussaint passée - Pardon, dès Halloween ayant rangé ses citrouilles, ça fait tellement plus "branché" ! Parce que dès janvier commencé, et les galettes des Rois avalées - elles étaient en montre dès avant les sacro-saints Réveillons-  il va falloir "préparer" ...le Carnaval, et ainsi de suite...Anticipons, anticipons !

Mais, revenons à ce BONNE ANNEE lancé le 1er jour de l'Avent ...N'y a -t-il pas confusion de dates ? Eh bien non, parce que précisément, du moins pour la minorité qui a encore quelque lien avec la pratique religieuse chrétienne, et plus spécialement catholique, le premier dimanche de l'Avent constitue le début d'une nouvelle Année liturgique. Alors, qui que vous soyez, quoi que vous professiez - ou que vous ne professiez pas - permettez-moi seulement de vous souhaiter à ma façon une bonne année...Ce qui ne m'empêchera pas de recommencer en janvier. Deux fois, et sur des plans différents, c'est quand mieux que l'indifférence érigée en praxis !!!

Vous devinez que l'octogénaire que je suis est resté - ou a retrouvé - son esprit d'enfance ( je réfute au passage l'expression inélégante, voire outrageante : " tomber en enfance ", qui n'a d' égale dans la tentative de dégrader un état que : " tomber enceinte" ) et a gardé le sens de cette Fête si amputée de l'essentiel...Au fond, Noël, c'est toute une stratification de composantes qui s'empilent les unes sur les autres : la base, c'est l'Incarnation - qui est un "Mystère", faut-il le rappeler, et qui est du domaine de la Foi. Mais, par un prolongement naturel, et même tout naturel !  vu les personnages de ce mystère, c'est une Fête de Famille.

Et elle doit l'être dans toute sa force propre, indépendamment de la coutume des cadeaux échangés. Ceux-là, c'est la 3 ème strate, qui ressort du domaine purement festif, qui n'est pas à négliger mais qui doit être cependant accordé au sens général de cette Fête unique en son genre, et pas être une fin en soi. Cette "retenue" se heurte malheureusement au déferlement de la puissance commerciale et du rouleau compresseur consumériste...et à "l'esprit du temps", qui n'en est d'ailleurs que la traduction intellectuelle.

N'oublions pas, dans quelques jours, le centenaire de l'assassinat du Père de Foucauld. Au-delà des éventuelles commémorations ( dont je n'ai aucune connaissance au moment où j'écris ), je pense qu'il serait opportun, car fortement d'Actualité, de voir en profondeur quelle fut la vie du Vicomte Charles de Foucauld, devenu Frère Charles de Jésus, et quelles furent ses pensées, consignées dans ses nombreux écrits. On y trouvera nombre d'enseignements, et sans doute l'explication de la durée bien, bien longue  qui s'écoula entre son martyre, le 1er décembre 1916, et sa béatification, en 2005. Rappelons que la béatification n'est qu'un échelon vers la sanctification. Pour ma part, je me bornerai à dire que l'Histoire a trop donné raison à ce qu'avait entrevu clairement notre Ermite du Sahara, et que c'est cela  qui a "paradoxalement gêné" la reconnaissance de ses mérites.    

Un dernier point d'actualité dans cette "Route vers Noël ", et qui me ramène au volet " MALTE  " de ce blog:  on vient de faire une très importante découverte à RABAT ( Rabat de Malte, pas Rabat de Gozo ), lors de travaux de terrassements entrepris pour l'extension d'une école, non loin des Catacombes de Saint-Paul et de Ste-Agathe. Plusieurs tombes ont été mises à jour, contenant un certain nombre d'objets funéraires, mais aussi de restes humains, dont des squelettes en bon état.  Les premières études  s'orientent vers l'époque romaine de Malte, et plus précisément au début de cette époque, qui prit la suite de l'époque carthaginoise. Les clichés pris sont spectaculaires et impressionnants. Les Maltais ont pu au cours de ce dimanche les contempler, mais dès demain, l'accès sera impossible. Ces tombes vont être recouvertes et scellées, dans un but de conservation. Mais les études sont lancées.  Cette découverte est d'un intérêt capital. Déjà, des interprétations se dessinent, qui ne sont scientifiques qu'en surface, recelant peut-être des prises de position moins " objectives ". Ainsi, un de chercheurs a d'emblée mis en avant qu'il ne fallait pas raisonner en fonction d'un esprit de " Maltanisation ", qui verrait des ancêtres directs dans ces dépouilles, qui pourraient être celles de " colons", de "gens de passage " ( sic ! ), etc; etc...On voit là un reflet des controverses qui secouent le monde européen  au niveau de l'Identité, et qui fleurissent sur tous les terrains, fût-ce des découvertes archéologiques....

Mais, terminons sur un trait d'humour...anglo-maltais : la Presse maltaise a bien sûr fait ses titres sur cette découverte, mais en soulignant aussi le propos d'un des découvreurs , qui a trouvé beaux certains des squelettes trouvés dans ces fosses.  Ceci étant, elle lui a donné la parole, et ce savant a maintenu ses appréciations en ces termes : "   Oui, j'ai dit que certains des squelettes sont beaux, et mes collègues pensent comme moi . Mais nous ne sommes pas fous, nous sommes des archéologues " .

 

A la prochaine !  

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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 14:46

Je fais suite bien volontiers, dans un esprit de totale solidarité,  à la demande de mon ami Jean-Pierre R. qui souhaite informer toute personne intéressée de la tenue d'une conférence à l'initiative du Cercle algérianiste du Grand-Avignon.

Ce samedi 26 novembre 2016, Mme Marie-Lise Blanchard, de l'association  " SOS CHRETIENS D'ORIENT ", de retour de Syrie, relatera son voyage, évoquera la situation sur place, et parlera des missions en cours, notamment la reconstruction d'une école. Une projection de photos illustrera bien sûr ce récit imprégné du Réel, et non d'une idéologie.

Cette conférence aura lieu à 15 h 30 dans la salle de conférences de la Mairie de VILLENEUVE - LEZ -  AVIGNON, place Jean Jaurès. 

En ces temps d'approche de Noël, votre présence sera un geste de solidarité chrétienne et humaine.

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19 novembre 2016 6 19 /11 /novembre /2016 10:30

Je voudrais commencer cette mise à jour de Maltalger par un geste d'amitié un peu particulier envers deux amies - à toutes fins utiles, et pour sourire, je précise que c'est le geste qui est  particulier", pas les amitiés qui me lient à Maïa et à Marie-Jeanne !

Nous sommes tous trois de la même Terre, et donc, avant tout, de la même sensibilité. Nous sommes aussi liés par l'Ecriture, sous toutes ses formes. Maïa et moi avons commis quelques oeuvres, et Marie-Jeanne, inlassablement, par ses écrits aux fins de recension, contribue à l'écriture de tout ce qui se rapporte à ce pays qui nous a vus naître, grandir, aimer et souffrir, ayant partagé  " ce destin magnifique et cruel ", comme dit si bien le Manifeste algérianiste, texte fondateur que nous devons essentiellement à Maurice Calmein, que je salue fraternellement au passage.... 

Or donc, comme on disait autrefois, il se trouve que Maïa a récemment publié son dernier - mais je l'espère, pas son ultime, roman, au titre mystérieux : "  Le papillon ensablé ". Et tout naturellement, comme pour les précédents, Marie-Jeanne s'y est plongée, et en a tiré une recension qui fait pénétrer le lecteur au coeur d'une étrange aventure, qui nous entraîne loin de sentiers battus du récit classique qui a la blessure algérienne pour thème, par, surtout dans sa première partie, qui m'a personnellement fasciné, joue avec l'irréel, pour ne pas dire, avec le surnaturel. J'avancerais bien le terme de " surréalisme " pour en parler, si ce vocable n'avait pas été fréquemment dévoyé par son emploi à tort et à travers.

Mais voilà, cette recension ne paraîtra pas dans le périodique qui aurait du l'accueillir. Et tout cela, pour des raisons étrangères à l'oeuvre et à la personne de Maïa. Et à celle de Marie-Jeanne, bien entendu. Disons, pour garder un "flou artistique" que cette non-publication est un "dommage collatéral"....

Maltalger,cela va de soi, est totalement étranger à cette affaire, mais se trouve solidaire de Maïa: Quand on sait quels obstacles les auteurs de chez nous doivent affronter pour franchir le mur du Silence, le moins que l'on puisse faire, c'est d'accomplir le geste certes symbolique - vu le rayonnement restreint de notre blog - de ne pas contribuer à l'aggravation de ce silence dans nos propres milieux. J'ai donc demandé et obtenu l'accord de Marie-Jeanne pour évoquer sa recension.

 

"  Seule une soeur, ayant partagé le même passé dans une affection fusionnelle, peut comprendre chez sa cadette, les peurs, les hallucinations, séquelles d'un arrachement aux racines. Isabelle, alias Maïsée, jeune femme exilée de son Algérie natale, séjourne en 1977, avec sa soeur Hélène, au bord d l'océan, à Hossegor. L'atmosphère lourde d'angoisse et de mal vécu laisse présager des moments dramatiques..."

Ces moments commencent par un évènement carrément extra-naturel, que décrit Marie-Jeanne, qui va laisser le lecteur s'interroger: s'agit-il d'une vision onirique ? d'une métaphore à portée psychique? Ou bien, d'un basculement de l'histoire dans le domaine du pur fantastique? j'avoue que personnellement, j'ai été, lors de la lecture de ce passage (dès la parution du livre ) intrigué, dérouté, déstabilisé: je ne comprenais pas,et le rationnel en moi exigeait une réponse; mais en même temps, le goût du merveilleux, du fantastique, me faisait gamberger...dans le soleil ! (mais, à la suite de Maïsée, bien sûr ! )

Après avoir mentionné l'existence du mari de Maïsée, ancien Officier d'Indochine et d'Algérie - bigre, j'ai son nom au bout des lèvres...le nom de celui qui, bien réel, a sans doute inspiré le personnage du livre! Mais, Chut ! , Marie-Jeanne évoque la vie d'Hélène, qui elle, se trouve à Noirmoutier. Encore l'océan, n'est-ce pas ? Voilà qui est loin de me déplaire !!!...  

Je reprends le texte de Marie-Jeanne :

" Maïa Alonso traduit dans ses écrits toujours très riches et poétiques, un amour charnel pour sa terre natale. Maïsée dira en désignant Adrien ( son mari ) : "il n'est pas d'ici...il ne pourra jamais aimer mon bled comme je l'aime... Le bled est dans ma chair".  Elle laisse les acteurs énoncer leurs vérités."

Cette dernière annotation de Marie-Jeanne est capitale, et doit permettre au lecteur d'éviter de prêter à l'auteure des sentiments ou positions qui ne sont que ceux de tel ou tel de ses personnages...Sinon, on ne pourrait plus écrire de roman !!! . Et Marie-Jeanne arrive à sa conclusion :

" En promenant ses personnages entre rêve et réalité, l'auteure fouille les âmes, fait vibrer les sentiments, donne l'écho des souffrances.....Avec habileté et une grande sincérité, ce roman évoque avec tact un passé, en partie réussi et gâché, douloureux et dérangeant. Il met l'accent sur le drame psychologique récurrent de l'exil. Ceux qui l'ont vécu s'y reconnaîtront et ne manqueront pas d'en faire partager la lecture".

"Le papillon ensablé" a paru aux Editions d Atlantis. 230 p  22 €.

 

 

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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 23:07

Il y a eu un bug qui a affecté la diffusion de ma mise à jour " BAL(L)ADES MALTAISES".

J'ai pu enfin en trouver la raison : j'avais primitivement inséré dans mon message, utre le texte de Maltalger, les images de la couverture ET de la 4 ème de couverture du livre. Or, la taille de ces images est trop importante, et l'envoi s'est bloqué.

j'ai donc supprimé la publication de la 4 ème de couverture, ne laissant que la couverture avec le texte du message: et c'est bien parti !

 

Je peux donc maintenant diffuser la 4 ème de couverture...Du moins, je l'espère !

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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 22:48
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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 21:39
BAL(L)ADES MALTAISES

MALTALGER se devait de signaler la parution de ces BAL(L)ADES MALTAISES, qui sont la rencontre entre un homme déraciné, l'Auteur, et la terre de ses ancêtres, il y a exactement un demi siècle de cela, rencontre renouvelée tant et tant de fois au cours de ces 50 années, dans un constant approfondissement des relations nouées avec un vrai Pays, une vraie Nation, un vrai Peuple.

Sous la forme de promenades improvisées ne laissant jamais le lecteur courir le risque de l'ennui, d'annotations prises sur le vif, de tableaux écrits qui pourraient être peints, de contacts-surprises ou de rencontres programmées, le récit, qui n'est pas plus un "journal de bord" qu'un guide touristique au sens commercial du terme, garde sa spécificité de conception et d'expression jusqu'au bilan final, qui laisse transparaître une émotion qui est sous-tendue par  une interrogation sur les évolutions de notre temps et sur leurs conséquences sur une terre aussi fragile que peut être le microcosme maltais, longtemps protégé par son insularité et son aspect de forteresse, émotion qui est celle aussi, pourquoi le taire? d'un voyageur dont le navire arrive dans les parages de la fin de son parcours, sans savoir quel sera son port, celui où il jettera définitivement l'ancre.

 

Ces "Bal(l)ades maltaises", qui nous viennent après " Chants pour Malte " et 

"l'Homme de Malte ", sont éditées par  l' ATELIER FOL' FER, 147 rue Bel Air - 28620 La Chaussée d'Ivry. Tél : 06.74.68.24.40. mail : " sb@atelier-folfer.com"

chez qui l'ouvrage peut être commandé. Prix : 22 € + port.

On pourra se recommander de Maltalger

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28 août 2016 7 28 /08 /août /2016 17:57

Façon de parler. Lorsque, par l'âge, on est sorti depuis moult années du domaine professionnel et même de bien d'autres activités, on est entré dans un rythme indifférencié. Les congés, c'est du passé; et les vacances, c'est l'enfance. "Indifférencié" n'exclut pas toutefois quelques variations, en fonction du climat, et des liens avec son entourage- je préfèrerais dire : "avec les différents cercles de son entourage". Avec les amis, les authentiques amis au sens profond du terme, il n'y a guère de variations selon les époques de l'année: l'amitié vraie transcende le Silence : elle s'en accomode merveilleusement. Avec tel ami de Fac, par exemple, les mois peuvent passer sans nouvelles: il y a un fil conducteur invisible entre nous: le contact n'est jamais rompu. C'est fantastique, la Présence de l'Invisible....Mais avec les simples relations, même celles qui sont cérémonieusement qualifiées "d'amicales", un espace s'instaure au temps d'été, qui voit chacun reprendre ses occupations spécifiques. C'est alors bien plus qu'un " silence": une prise de distance. 

Après ce préambule qui pourrait paraître désabusé, et qui n'est que lucide  - je songe à cette exclamation vibrante de l'héroïne du " Polyeucte " de Corneille, au moment où elle vient de recevoir la lumière de la Foi, et du même coup, n'être plus " abusée" par les idoles : " Je vois, je sais, je crois, je suis désabusée " , l'usage moderne ayant dénaturé le sens originel du vocable -  je dois quand même dire aux quelques fidèles lecteurs, modèles de patience, la raison profonde de mon long silence sur ce blog : n'avais-je rien à dire ? C'est presque ça, sauf que c'est l'inverse: j'avais trop à dire.

 

Trop de choses, de vilaines, de terribles choses ont marqué cette "été meurtrier".Il y avait là matière à de multiples interventions, réactions, à un long cri, et aussi, à de nécessaires études de situation qui puissent dépasser le stade de l'éructation, de l'imprécation, qui sont surtout des défouloirs pour ceux qui les profèrent....

Il y avait aussi cette ligne de conduite qui a présidé à la création de "maltalger", et à laquelle je ne pense pas avoir dérogé, du moins consciemment:  ne pas animer un nième blog encastré dans les combats, qui nous sont imposés et qu'il est de notre devoir de mener, mais par ailleurs, et de façon disciplinée.

La prolifération sans limites des diffusions de tous ordres sur internet donne le vertige, et parfois la nausée.Si discrète que soit la diffusion de maltalger, je ne voulais pas qu'elle vienne ajouter sa petite voix à la cacophonie générale. Je me suis donc contenté de suivre mes propres pas, reprenant une devise que j'avais publiée dans la revue algérianiste lors de la fin de mon mandat de président national du Cercle algérianiste : " SOLITAIRE ET SOLIDAIRE ". Et je m'y tiens. 

 

Ce n'est donc pas parce que je ne veux pas, dans ce Blog, ajouter ma faible voix au tintamarre généralisé, que je désapprouve les actions de ceux qui , sur le devant de la scène, partagent ma vision du Monde en général, et de notre pays de France en particulier, de ce que fut la France de l'au-delà des Mers et de ce quelle est devenue aujourd'hui, à qui je suis uni par ma condition de Chrétien usque ad mortem, au milieu des turbulences qui éprouvent la Chrétienté aujourd'hui.

Mais, comment alors  ne pas risquer de paraître, ne serait-ce que vis-à-vis de maints "Lucky Luke" qui tirent plus vite que leur ombre, " distancé" par rapport à toutes ces fléaux qui s'abattent sur nous, en abordant d'autres sujets ? 

J'ai donc choisi le silence momentané. Et lorsqu'en cette "rentrée" publique, on assiste à ce théâtre de -mauvais- boulevard, vraiment, vraiment, on a envie de tout fermer, y compris son ordinateur.

Mais, une "petite voix" en moi, murmure que je dois poursuivre, cahin-caha, ce chemin de maltalger, et cette voix, c'est la vôtre.

 

 

Une bonne antidote à cette frénésie virtuelle de plus en plus incontrôlée ( au sens où l'on parle de perdre le contrôle de son véhicule ) est bien la Lecture. Celles des LIVRES imprimés bien sûr. Je crois qu'il y a longtemps que je n'avais pas éprouvé  un telle sensation de réconfort à la simple prise en mains d'un "vrai livre"!  Ouvrir un livre, c'est entrer dans une demeure qui s'ouvre à nous, accueillis par l'auteur, et qui va nous présenter tour à tour tous ses personnages, tout en nous laissant spectateurs  - spectateurs et témoins - de leurs aventures. On parle souvent au cinéma de personnages "qui crèvent l'écran": on pourrait tout aussi bien dire qu'on fait nous-mêmes le trajet en sens inverse, en nous désincarnant ! ( le film "La rose pourpre du Caire", a, je crois me souvenir, traité de la question ): mais, pourquoi ne pas parler, en matière de livres, de l'entrée du lecteur dans chaque page ?

 

J'évoquerai ici 3 lectures de cet été, ayant chacune sous son angle un lien avec l'Algérie.  Ce furent, dans l'ordre de lecture: "Le Papillon ensablé", de Maïa Alonso. Je me promets de revenir sur ce roman envoûtant, parce qu'il aborde, à travers la réalité de notre destin mutilé, le monde  très peu traité, (voire, pas du tout) concernant l'empreinte de notre histoire sur les profondeurs de notre psychisme, monde de l'Etrange, de l'Invisible, de notre double , en quelques sorte. Ne serait-ce que pour cet aspect, au demeurant pas facile et pouvant déconcerter celles et ceux qui n'attendent qu'un récit linéaire et " classique" de notre destinée tronquée, Ce roman occupe une place à part, et une place de choix,  dans la longue liste des oeuvres produites par des membres de notre communauté.

J'ai lu ensuite - enfin! - ayant pu le trouver sur la toile, le très émouvant récit de Mgr Jean-Yves Molinas: " D'une rive à l'autre " ( un titre qui me parle, bien sûr ! ), avec ce supplément d'effet que son auteur nous quitte pour poursuivre sa mission sacerdotale de l'autre côté de l'Atlantique Nord.

Et enfin, lecture de ces derniers jours, la réédition de " Sanguis Martyrum " de Louis Bertrand. J'avais longtemps cru qu'il s'agissait d'un livre apologétique, et donc quasiment à seul usage religieux. Quelle erreur ! Se présentant sous  l'appellation de "roman", mais n'ayant du roman que la vivacité du récit, le flamboiement du style, la trame polymorphe de l'intrigue, entremêlant sentiments amoureux, histoires de famille, tableaux de la société d'alors, dans ce que par une interpolation historique qu'on voudra bien me pardonner, j'appellerai " L'Algérie Romaine", études psychologiques, analyses sociales, et évidemment, développements religieux à travers des personnages réels ou fictifs, traçant un tableau somptueux et tragiquement cruel d'un monde grouillant, en ébullition, d'où la seule sortie par le Haut est justement le martyre. Et quels descriptions des paysages ! Quel envoûtement exercé par "l'Afrique" ! ( au sens poétique du nom, à savoir: l'Algérie ). On y retrouve la verve et le feu du " Sang des Races ", et bien entendu, plus que partout ailleurs, celle du Flaubert de " Salammbo" . Prodigieux . 

 

Je vais prendre un repos climatique attendu avec impatience sur la façade océane, en Armorique. Je serai donc silencieux pendant une bonne part du mois de septembre. j'emporte avec moi, pêle-mêle, de Cédric Gras: " L'hiver aux trousses" - voyage en Russie d'Extrême-Orient" ; de Tolkien : " Faërie et autres textes " ( et aussi une biographie de Tolkien ); de Patrice Franceschi : " Mourir pour Kobané "; et enfin, pour m'y replonger : de Karen Blixen: " La ferme africaine ".

Mais j'ai acquis aussi récemment: de Robert Benson: " Le Maître de laTerre - la Crise des derniers temps ". et l'énorme biographie du Père de Foucauld, par Pierre Sourisseau ( 720 pages. Une Somme ). Pour le centième anniversaire de son martyre, le 1er décembre prochain.

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20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 21:14

Les 3 dernières entrées dans ce blog concentraient les 12 premières pages manuscrites du Cours d'Histoire des idées politiques à compter du XVI° siècle donné par le Professeur Jacques Lambert à l'Université d'Alger en 1954-55. Il s'agissait des grands courants de pensée générés par ce qu'on a appelé "la Réforme".

Le siècle qui suit - le XVII° - couvre à lui seul....135 pages manuscrites ! Ce siècle, qu'on a pu appeler " Siècle de Louis XIV" est par ailleurs une période de foisonnement de la Pensée européenne qui voit l'émergence tumultueuse de l'Etat-Léviathan moderne. C'est par excellence le Siècle de la Raison, des Mathématiciens-Philosophes et des Juristes de Droit International Public. Il voit s'opérer le sacre de l'Abstraction. Le résumer, le concentrer en s'efforçant de rester dans la clarté, va nécessiter un travail de synthèse qu'il est prudent de réserver pour la rentrée, après la détente estivale !

 

Aussi, à titre d'interlude plus en phase avec la période des "vacances", voici un texte plus propice à l'évasion rêveuse, écrit il y a une bonne douzaine d'années, à une époque où je fréquentais assidument le Port de Marseille. Un matin, j'avais vu s'y promener une petite dame asiatique, d'un âge incertain,  en tenue traditionnelle. J'en avais fait sur le champ l'héroïne d'une improbable histoire.

LE PHARE A REMONTER LE TEMPS
LE PHARE A REMONTER LE TEMPS
LE PHARE A REMONTER LE TEMPS
LE PHARE A REMONTER LE TEMPS
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