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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 18:11

                                           AVERTISSEMENT :

A toutes celles et ceux qui vont habituellement sur MALTALGER et qui sont comme moi sur SFR ( Hélas!!!...), je signale que cet organisme s'est cru autorisé - et s'en vante - à s'immiscer dans le fonctionnement de nos boites-mail, dans les termes suivants : " Finie la boite de réception polluée! Nous avons déplacé toutes vos newsletters dans le dossier "info-Pub"....Ainsi, vous ne pourrez plus manquer les mails importants ".

Deux observations: SFR s'arroge le droit de décider, dans ce qui arrive dans notre boite mails, ce qui la "pollue" et ce qui ne la pollue pas.

Et SFR décide de "trier" nos mails, selon leur degré d'importance.

Et ce groupe joint le geste à la parole ! j'ai trouvé leur système déjà mis en place. Et je suis allé dans 'l'enfer des mails", le fameux dossier "info-pub". J'y ai certes trouvé des mails de pure pub, donc, passons, mais j'y ai aussi trouvé comme par hasard des mails provenant de journaux, de périodiques, de chaînes de télé émettant sur internet, auxquels je suis abonné !!!

Et, le sommet : j'y ai trouvé...MALTALGER ! Voilà donc les mises à jour de mon propre Blog estimées " polluantes " par SFR, et écartées de ma boite de réception, pour être rejetées dans les ténèbres extérieures.... Un comble !!!!

Dépassant ainsi les bornes de l'arrogance, qui lui font dire : Je pense pour vous, SFR  en fait PENSE A NOTRE PLACE, écartant ce qui ne lui plaît pas et imposant ce qui lui plaît, comme c'est fait déjà avec "SFR-PRESSE", introduit dans mon smartphone sans que je l'aie demandé, et que je n'arrive pas à supprimer....

 

Alors, de grâce, abonnés à SFR, vérifiez bien que maltalger ne se trouve pas chez vous dans cette boite de pub, voire dans les indésirables..Et si oui, réintégrez-le dans votre boite de réception. Merci !

 

Je vous souhaite donc une Bonne Année 2017, qui soit en même temps une année VIGOUREUSE. Nous sommes des PERSONNES, et non des individus en mutation vers l'état de ZOMBIES....

 

A très bientôt .....

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17 décembre 2016 6 17 /12 /décembre /2016 08:42

L' Université d'Alger - et dans ses composantes, la Faculté de droit - voit donc officiellement le jour en 1909.  Il sera bon ici de rappeler qu'en cette 1ère décennie du XX° siècle, l'Algérie française " PREND FORME " sous différents aspects culturels: la Littérature vient de voir éclore le fameux " Sang des races" de Louis Bertrand,roman-culte et véritable étude sociologique,  et voit être publiés les premiers romans du "cycle algérien" de Robert Randau ( "Les Colons", "Les Algérianistes" ); les Arts plastiques  - Peinture et Sculpture - se dégagent de l'Orientalisme avec la création de la Villa Abd-el-Tif en tant que lieu d'activités artistiques inspirées de la célèbre Villa Médicis de Rome. Sur le plan musical, l'Opéra est sorti, notamment à Alger et Oran, des petits programmes, pour se mettre au diapason des Grandes Scènes de France...Il y a donc un véritable bouillonnement culturel sur le territoire de cette " autre France ", qui est justement à la fois " France "' et " Autre"... N'oublions donc pas ce contexte, même en prenant le chemin de cette Université toute neuve qui dresse son fronton néo-classique en haut des jardins qui s'élèvent en gradins exotiques au-dessus de la rue Michelet, se découpant dans le bleu profond du ciel comme une Acropole.. 

Mais ceci ne s'est pas opéré par un coup de baguette magique. Et s'il y a eu "naissance", cet événement fut bien plus le produit d'une consécration administrative qu'une création absolue. Et cette naissance a été précédée d'une longue gestation, souvent difficile et parfois douloureuse. Elle a tout d'abord été liée aux contre-coups et autres atermoiements marquant les incertitudes quant au sort de l'Algérie. Elle a eu à faire face aux difficultés inhérentes au pays, ainsi qu'au scepticisme ambiant, de part et d'autre de la Méditerranée. Elle s'est heurtée aux problèmes budgétaires, elle a été écartelée entre les tenants d'un Jacobinisme absolu et ceux  qui voulaient mettre l'accent sur la seule spécificité algérienne.Elle a eu  enfin et surtout à surmonter les problèmes humains, dans sa tentative généreuse, qui s'est de suite fait jour, de réunir et former des populations d'origines très diverses, aux modes de vie différents, pour ne pas dire: antagonistes.  

Et pourtant, l'idée, lancée sur le terrain, fit son chemin, cahin-caha. Parce qu'elle avait pris d'emblée racine dans le Réel. Les tâtonnements purent faire grincer des dents, les fausses routes, faire sourire les donneurs-de-leçons. L'Enseignement supérieur en Algérie fut cet embryon  qui s'accrocha à la vie. Coûte que coûte.Et qui parvint à terme. 

Le but de ces articles se limitant, comme déjà indiqué, à "l'ouverture de pistes", il ne sera pas question d'entrer dans les détails d'une aventure à rebondissements multiples, d'autant plus qu'il faudrait , surtout pour les premières décennies, déborder hors du cadre des études juridiques, l'enseignement supérieur dans l'Algérie des débuts jusqu"à l'institution officielle d' ECOLES distinctes ( Droit, Médecine, etc...) préfigurant les Facultés futures, traitant de façon groupée toutes les disciplines, dont la première à émerger fut la Médecine.

C'est par la Médecine - à l'indéniable priorité humanitaire en même temps qu'humaniste, que tout commença.  L'ouvrage célébrant le cinquantième anniversaire de l' Université mentionne dans son introduction  que " dès l'origine, l'Enseignement Supérieur algérien prit un caractère régionaliste et utilitaire qui allait se perpétuer à travers toutes les vicissitudes de l'Histoire algérienne";

Et c'est pour les besoins de la médecine que se dispensa d'emblée l'enseignement de la langue arabe, officialisé dès le 17 janvier 1837 dans le cadre d'un cours élémentaire, destiné d'une part à mieux connaître les populations locales, d'autre part, à se faire connaître d'elles. ( déclaration de l'orientaliste Bresnier, lors de l'inauguration de ce cours ).

Ce cours sera institué dès 1846 à  Constantine, puis Oran.

En 1848, l'Algérie fut érigée en Académie ( Arrêté du 7 septembre ), alors même que le nombre d'Académies de la métropole était ramené  de 27 à 19.

En 1850, les Médersas de Constantine, d'Alger et de Tlemcen, furent réorganisées dans le but d'ouvrir des écoles de droit supérieur musulman destinées à la formation de candidats aux emplois du culte, de la justice et de l'instruction publique.

Le début des années 70 vit s'amplifier les débat et controverses sur le fonctionnement de l'Enseignement supérieur en Algérie. Un Jules Duvaux, député de Nancy et futur ministre de l'instruction publique, voulait une assimilation totale de cet enseignement  à celui de la métropole. S' y opposa Paul Bert, qui voulait instituer en Algérie un enseignement supérieur laissant une large place à l'histoire algérienne, à l'archéologie algérienne, et aux langues et dialectes parlés en Algérie.Cela dans une future Faculté des Lettres. Quant au Droit, il voulait instituer de chaires nouvelles sur les coutumes algériennes " tenant compte de la situation complexe d'un pays où se trouvent en permanence des races et des nationalités diverses. Et tout cela, sans toucher aux chaires fondamentales qui constituent l'essence même de la Faculté, c'est-à-dire les chaires de licence et de doctorat".

 

Tout cela aboutit à un texte qui allait faire date, puisque mettant en place un système qui  déboucherait plus tard sur la création de l'  Université d'Alger. Il s'agit de la Loi du 20 décembre 1879. 

 

Pour ne pas alourdir ces développements, cette loi fera l'objet d'une prochaine mise à jour.

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11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 15:54

LE PERSONNEL ENSEIGNANT :

En suivant un ordre hiérarchique, on trouve au sommet

1 - les Titulaires d'une Chaire, qui sont les seuls  à porter le titre de  PROFESSEUR au sens plein du terme. Il y a eu ainsi, entre 1909 et 1959 , 25 Chaires, dont 5 consacrées spécialement aux disciplines intéressant l'Afrique du Nord. Leur énumération complète dépasserait le stade de ce blog. On se contentera de dire qu'elles étaient, en ce qui concerne les disciplines " générales", regroupées en "sections" : 

- Section Historique

- Section Droit Privé

- Section Droit Public

- Section Economique

 

Les Chaires spécialisées dans les disciplines intéressant l'AFN étaient :

- Législation algérienne ( depuis 1910 )

- Droit musulman ( depuis 1910 )

- Droit et Sciences coloniales ( depuis 1942 )  devenue, par arrêté du 7 avril 1959 : Droit et Economie d'Outre-Mer .

- Sociologie nord-africaine ( depuis 1945 )

- Economie algérienne ( depuis 1953 )  devenue, par arrêté  du 7 avril 1959 !: Economie algérienne et saharienne .

 

2 - les Agrégés .  Ils ont les mêmes diplômes que les titulaires de chaires, mais ne sont pas ( pas encore ) titulaires d'une chaire à eux attachée .

 

3 - les Chargés de Cours.  Ils n'ont pas encore passé (ou passé avec succès) le concours d'agrégation. Mais ils sont déjà docteurs en droit.

 

4 - les Assistants. C'est là la première marche du " cursus" professoral, le statut initial de ceux qui se destinent (en principe ) à l'agrégation.  En général, à Alger, à cette époque, ils sont au stade du doctorat, en préparation de thèse.

j'ajouterai, pour la petite histoire, qu'en raison de l'importance exponentielle prise par les travaux pratiques, suite à la réforme de la Licence en droit entrée en vigueur au début de l'année universitaire 55-56, la création d'une nouvelle fonction, au début de l'année 1960: celle de "Moniteur de Travaux Pratiques". je fus de ceux-là jusqu'à la fin de l'année, qui me vit partir au service militaire.

 

Une donnée chiffrée, pour fixer les idées : 

- Pour l'année universitaire 1909-1910, la 1ère donc de la toute nouvelle Faculté de Droit : 13 enseignants, dont 8 professeurs, 2 agrégés, 3 chargés de cours.

- Au 1er avril 1959 : 39 enseignants, 14 professeurs, 10 agrégés, 6 chargés de cours, 9 assistants.

On le voit, la Faculté de Droit d'Alger, devenue, par décret du 26 août 1957, " Faculté de droit et des sciences économiques ", a vu son personnel enseignant global, tripler en nombre.

Il est vrai que dans les années qui ont précédé le "cinquantenaire", la Faculté, et donc ses enseignants, s'est vue adjoindre  2 "annexes": l'Institut d'études politiques, et l' Institut de préparation aux affaires", créés respectivement en 1949 et 1957.

Parallèlement, avaient été mis en place par la faculté de droit d'Alger, dès 1954, officialisés ensuite par arrêté ministériel du 14 septembre 1956, les Instituts d'études juridiques d' Oran et de Constantine, accueillant les étudiants préparant soit la Capacité en droit, soit le baccalauréat en droit ( correspondant aux 2 premières années des 4 ans de licence).

Une prochaine mise à jours évoquera la période antérieure à la création officielle de la faculté de droit d'Alger,  notamment la place qui était envisagée pour l'étude des "spécificités algériennes ",et fournira quelques données bibliographiques sur cette question, basées sur les études des situations concrètes, et non sur les  a-priori démagogiques.

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10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 17:29
UN REGARD SUR L'UNIVERSITE D'ALGER

Mon but  est de fournir quelques éléments sur le travail effectué par la Faculté de Droit d'Alger en tant qu' université française, sur les matières relevant du droit et des coutumes musulmanes d'Algérie. Cette recherche a été déclenchée en vue d'ouvrir des pistes à des personnes amies qui m'ont interrogé à ce sujet.

Deux mots d'abord sur ma source,et sur les souvenirs qu'elle fait resurgir:

En fin 1959, l'Académie d'Alger a fêté le cinquantenaire de l'Université de notre ville. Je me trouvais alors à Paris pour des recherches dans le cadre d'un 1er projet de thèse de doctorat en droit qui, compte tenu du sujet qui m'avait été suggéré par mon patron de thèse, m'avaient curieusement fait travailler en Sorbonne et non à la Fac de droit ( il s'agissait d'un sujet portant sur l'influence croisée des Jésuites et des Oratoriens, Ordres concurrents en matière d'Enseignement, sur les futures générations révolutionnaires...Thème de science politique plus que de "droit", mais il est vrai que cette matière, enseignée dans un Institut spécifique mais lié à la Fac de droit, venait d'être inscrite au programme des D.E.S.  - diplômes  d'études supérieures de droit, au  niveau du doctorat. Cela témoigne du dynamisme de notre université. A mon grand regret, je n'avais donc pas pu être sur place pour les cérémonies. Regret d'autant plus profond qu'entrée en Fac en novembre 54, et y ayant passé l'essentiel de ma vie depuis ces 5 années à la fois si agitées et si fascinantes, j'envisageais alors une carrière universitaire, via le concours de l'agrégation, que je n'imaginais même pas se dérouler ailleurs qu'à Alger... Cette Fac de droit était devenue mon "lieu géométrique", ma "maison" et ma raison d'être. Quelles qu'aient été les compensations ultérieures, je peux dire, près de 60 ans après, que je ne me suis jamais remis de ce destin manqué. 

Mais, ce "retour sur image" effectué, revenons à notre sujet.

Ce cinquantième anniversaire de l' Université d'Alger a fait l'objet d'un beau volume de 258 pages regorgeant d'illustrations, de schémas, et fourmillant de listes de noms. C'est aujourd'hui une source incontournable de toute documentation précise sur l'histoire, l'organisation et les oeuvres de l'Université d'Alger. Je m'y suis plongé dès cette époque, l'ayant acquis dès mon retour de Paris, en me focalisant bien sûr sur la faculté de Droit. Pourtant je dois reconnaître avoir alors quelque peu lu seulement "en diagonale"(mais l'actualité de l'époque nous dévorait, dans ces lieux d'études, devenus un "Camp retranché"...) une copieuse introduction - de 38 pages -  coincée il est vrai entre les listes des officiels et le corps des descriptifs. Or, elle méritait- et mérite plus que jamais - qu'on l'étudie avec le plus grand soin.  Ce sont en effet, comme son titre l'indique, des "pages d'Histoire". 

Je la découvre aujourd'hui.  "Il n'est  jamais trop tard", n'est-ce pas ?

Ces 38 pages, qu'on aurait pu croire de pure convenance, au-delà même du seul Enseignement, constituent une plongée dans la gestation  chaotique de l'Algérie française, mesurée à l'aune, non de la démagogie, mais du réel, du concret, du quotidien.

Apparaissent ainsi de s^rojets ambitieux mais contrecarrés par des obstacles divers trouvant leur point commun dans la déconsidération assez répandue en France à l'égard du territoire algérien et de ses populations, européens compris, dans ce qu'il faut bien appeler la caractéristique ambivalente de cette Algérie, qui était à la fois un pays "exotique" souvent rebutant et toujours déconcertant, et une "Nouvelle France","juste en face", de l'autre côté de l'horizon méditerranéen.

Il y avait là, dressé sur la voie étroite des bonnes intentions, un Signe de contradiction.

Pourtant, le réel, lui, slalomant entre les obstacles, les ignorant même quand il le fallait, cheminait quotidiennement. Cette Université, qui fêtait ses 50 ans en 1959 comme un défi lancé à un futur épique, ne pouvait oublier qu'elle était née de "balbutiements" qui avaient constitué sa matrice dès les années 70 du siècle précédent, et que pour cela, elle ne s'était pas créée "ex-nihilo". Ce vocable de "cinquantenaire" , raccourci commode pour frapper les esprits, a été en fin de compte un peu "réducteur". C'est bien 30 a,ns qu'il faudrait y ajouter, ne serait-e qu'à titre de gestation, et c'est tout l'intérêt de cette introduction historique à l'ouvrage officiel issu de cette célébration. Après bien  des errements, c'est une Loi du 20 décembre 1879 qui a créé des "Ecoles" d'enseignement supérieur, dont, 30 ans après,  a découlé ensuite l'Université d'Alger.

Et c'est finalement sur une période de 80 ans qu'il faudra se pencher pour entrevoir la mission qui a été accomplie jusqu'à ce cinquantenaire.

Pour en avoir déjà une idée concrète, il est  bon, je pense, de publier ici, à titre d'information sur le renom national et international de l'Université d'Alger, la liste de ses " Docteurs Honoris Causa ". Elle est éloquente.

 

Pour la clarté de l'exposé, une très prochaine mise à jour publiera la listes des enseignants, la liste des enseignements traitant de la spécificité algérienne, ainsi que des indications bibliographiques sur des travaux universitaires sur le statut juridique personnel  des musulmans en Algérie.  

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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 09:14

J'ignore, en ce 1er décembre 2016, le rappel qui sera fait, dans l'Eglise , plus particulièrement en France,du 1er décembre 1916 à Tamanrasset, en m'interrogeant au passage sur la simple pensée, au cours de cette journée,qui viendra à l'esprit et au coeur de ceux  qui ont gardé en eux la présence brûlante de cette Afrique du Nord aimée, du rivage méditerranéen aux sables du Sahara.

Il ne peut être question, dans le cadre si restreint de ce Blog, d'aborder les multiples questions dans tous domaines que soulève cette vie exceptionnelle, ainsi que l'étrange " traversée du désert " - sans jeu de mots douteux - que subit l'Ermite du Sahara, béatifié en 2005, 89 ans après son martyre ( on est aux antipodes des hâtes du "Santo Subito" ! ). Il s'agit simplement pour moi d' exprimer un "Je me souviens" personnel et familial ( en cela lié à la mémoire de mon cousin Jean Dimech ).

 

Pour cela, j'ai choisi d'évoquer brièvement un film oublié : " L'APPEL DU SILENCE " réalisé  " par souscription nationale et par la  volonté de cent mille Français en mémoire et d'après la vie et Charles de Foucauld: 1858 - 1916 ". cette "évocation cinégraphique" a donné lieu à un livre, illustré par des photos tirées du film, édité par Mame, à Tours, écrit par L. Poirier, sous le titre " Charles de Foucauld et l'Appel du Silence ", paru en 1937, et que je garde précieusement dans ma bibliothèque.

 

J'ai choisi ce passage, à puissante vocation apologétique, où l'on voit - superbe  qualité d'image ! - la veille au soir de son martyre, le Père de Foucauld lisant l'Evangile que lui-même a traduit en tamachek aux Touareg en cercle autour de lui. Texte et image s'associent pour donner une vision Christique de cette scène. Ce qu'il faut voir uniquement, c'est sa portée spirituelle: ce n'est pas un reportage documentaire. Au demeurant, les circonstances de la mort du Père de Foucauld sont connues, et elles sont déjà assez "éloquentes" par elles-mêmes. C'est un Appel à la Prière pour les Chrétiens, et à la Méditation, pour tous les Hommes de Bonne Volonté.

Le témoignage n'est pas un acte de prosélytisme.Il consiste simplement à se comporter comme on est. C'est d'ailleurs loin d'être une sinécure...

Je reviendrai prochainement au sujet universitaire abordé hier, mais je tenais à ne pas laisser passer ce 1er décembre sans évoquer Charles de Foucauld. Je suis très attaché aux anniversaires qui comptent

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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 18:02

Mon Cadeau de Noël...C'est VOUS, amis lecteurs, connus ou inconnus ! Vous êtes en train de franchir le seuil du Dix millième " visiteur unique" - ainsi s'exprime mon serveur, je suppose que cela les distingue des groupes, mais en tous cas , pour moi, cela prend un autre sens : oui, pour moi chacun de vous est UNIQUE !

Certes, ce chiffre peut paraître dérisoire, à côté des "grands" Blogs,souvent hyper-spécialisés,  mais à chacun sa catégorie ! Je n'ai jamais visé une masse de lecteurs, ce qui d'ailleurs eût été une hérésie pour un blog  "intimiste". En plus, divers problèmes, techniques ou de santé, ont laissé vides de longues plages de temps; et enfin, n'oublions pas que " sujet patagon ", cette aventure de l'Imaginaire, j'ai tout naturellement adopté la cadence du fameux "BLAP" de ce Royaume tiré de la baguette magique de Jean Raspail - à savoir le Bulletin de Liaison des Amitiés Patagones, qui se veut " à périodicité variable ": Maltalger est donc un blog, non seulement intimiste, mais également " à périodicité variable". Qu'on se le dise ! Alors, foin du consumérisme comme du carcan des "cadences", et du corset des programmes planifiés ! Maltalger est tel  un voilier qui aborde le cap Horn dans le sens Est-Ouest, donc contre les terribles vents dominants venus du Pacifique... Il avance, tire des bords, stoppe, et parfois repart en sens inverse...pour trouver de nouvelles passes moins hostiles, et reprendre sa route...Et chaque mise à jour est une île, où je sais que je vais rencontrer, s'élevant sur l'horizon, des feux amicaux qui montent de mes visiteurs. Et chaque fois, surmontant le froid de mes incertitudes, la fatigue de mes efforts tâtonnants, traversant la brume de mes doutes, je me dis que la traversée a été belle, que la prochaine escale sera encore  plus radieuse, et que l'aventure valait la peine.  

 

Mais il me faut me remettre à l'ouvrage. Je vous annonce donc que les prochains développements seront studieux. Ils se situeront sur les plans historique et juridique, avec comme finalité première de procurer une base de références solide, qui pourra aider à réfléchir sur des questions d'actualité.  J'annonce la couleur avec cette image "Vintage ", tirée bien entendu de ma bibliothèque :

 

Plus précisément, Il sera question de la FACULTE DE DROIT d'ALGER, dans sa contribution à la connaissance du droit musulman et de la sociologie nord-africaine .

A bientôt.

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27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 17:16

En ce dimanche 27 novembre 2016, nous entrons dans l'Avent . Certes je ne sais pas si c'est une "information". Ne sommes-nous pas, depuis des jours et des jours, bombardés de pubs nous présentant des   "CALENDRIERS DE L'AVENT", aux contenus plus  alléchants les uns que les autres ( ou plutôt, se voulant comme tels ) ? En somme, une sorte de " En Avent, Marche ! " comme dirait l'Autre, destiné aux désirs gourmands des enfants, et aux portefeuilles des parents ...Alors, mon info se limite modestement à l'annonce que ce fameux "Avent" vient de commencer aujourd'hui, et qu'on va aller ainsi, de dimanche en dimanche, jusqu'à Noël. Mais ces calendriers ont-ils quelque chose à voir avec ce qu'est réellement ? La réponse est dans la question. 

Mais, je ne vais pas en rester là ! Et permettez-moi,  chers amis lectrices et lecteurs, de vous souhaiter une...Bonne Année !!!! Là, vous allez dire que j'en fais trop, trop dans la concurrence avec l'énorme machine commerciale des Grandes Surfaces, qui mettent en place leurs rayons en vue de la Noël et du Nouvel An dès la Toussaint passée - Pardon, dès Halloween ayant rangé ses citrouilles, ça fait tellement plus "branché" ! Parce que dès janvier commencé, et les galettes des Rois avalées - elles étaient en montre dès avant les sacro-saints Réveillons-  il va falloir "préparer" ...le Carnaval, et ainsi de suite...Anticipons, anticipons !

Mais, revenons à ce BONNE ANNEE lancé le 1er jour de l'Avent ...N'y a -t-il pas confusion de dates ? Eh bien non, parce que précisément, du moins pour la minorité qui a encore quelque lien avec la pratique religieuse chrétienne, et plus spécialement catholique, le premier dimanche de l'Avent constitue le début d'une nouvelle Année liturgique. Alors, qui que vous soyez, quoi que vous professiez - ou que vous ne professiez pas - permettez-moi seulement de vous souhaiter à ma façon une bonne année...Ce qui ne m'empêchera pas de recommencer en janvier. Deux fois, et sur des plans différents, c'est quand mieux que l'indifférence érigée en praxis !!!

Vous devinez que l'octogénaire que je suis est resté - ou a retrouvé - son esprit d'enfance ( je réfute au passage l'expression inélégante, voire outrageante : " tomber en enfance ", qui n'a d' égale dans la tentative de dégrader un état que : " tomber enceinte" ) et a gardé le sens de cette Fête si amputée de l'essentiel...Au fond, Noël, c'est toute une stratification de composantes qui s'empilent les unes sur les autres : la base, c'est l'Incarnation - qui est un "Mystère", faut-il le rappeler, et qui est du domaine de la Foi. Mais, par un prolongement naturel, et même tout naturel !  vu les personnages de ce mystère, c'est une Fête de Famille.

Et elle doit l'être dans toute sa force propre, indépendamment de la coutume des cadeaux échangés. Ceux-là, c'est la 3 ème strate, qui ressort du domaine purement festif, qui n'est pas à négliger mais qui doit être cependant accordé au sens général de cette Fête unique en son genre, et pas être une fin en soi. Cette "retenue" se heurte malheureusement au déferlement de la puissance commerciale et du rouleau compresseur consumériste...et à "l'esprit du temps", qui n'en est d'ailleurs que la traduction intellectuelle.

N'oublions pas, dans quelques jours, le centenaire de l'assassinat du Père de Foucauld. Au-delà des éventuelles commémorations ( dont je n'ai aucune connaissance au moment où j'écris ), je pense qu'il serait opportun, car fortement d'Actualité, de voir en profondeur quelle fut la vie du Vicomte Charles de Foucauld, devenu Frère Charles de Jésus, et quelles furent ses pensées, consignées dans ses nombreux écrits. On y trouvera nombre d'enseignements, et sans doute l'explication de la durée bien, bien longue  qui s'écoula entre son martyre, le 1er décembre 1916, et sa béatification, en 2005. Rappelons que la béatification n'est qu'un échelon vers la sanctification. Pour ma part, je me bornerai à dire que l'Histoire a trop donné raison à ce qu'avait entrevu clairement notre Ermite du Sahara, et que c'est cela  qui a "paradoxalement gêné" la reconnaissance de ses mérites.    

Un dernier point d'actualité dans cette "Route vers Noël ", et qui me ramène au volet " MALTE  " de ce blog:  on vient de faire une très importante découverte à RABAT ( Rabat de Malte, pas Rabat de Gozo ), lors de travaux de terrassements entrepris pour l'extension d'une école, non loin des Catacombes de Saint-Paul et de Ste-Agathe. Plusieurs tombes ont été mises à jour, contenant un certain nombre d'objets funéraires, mais aussi de restes humains, dont des squelettes en bon état.  Les premières études  s'orientent vers l'époque romaine de Malte, et plus précisément au début de cette époque, qui prit la suite de l'époque carthaginoise. Les clichés pris sont spectaculaires et impressionnants. Les Maltais ont pu au cours de ce dimanche les contempler, mais dès demain, l'accès sera impossible. Ces tombes vont être recouvertes et scellées, dans un but de conservation. Mais les études sont lancées.  Cette découverte est d'un intérêt capital. Déjà, des interprétations se dessinent, qui ne sont scientifiques qu'en surface, recelant peut-être des prises de position moins " objectives ". Ainsi, un de chercheurs a d'emblée mis en avant qu'il ne fallait pas raisonner en fonction d'un esprit de " Maltanisation ", qui verrait des ancêtres directs dans ces dépouilles, qui pourraient être celles de " colons", de "gens de passage " ( sic ! ), etc; etc...On voit là un reflet des controverses qui secouent le monde européen  au niveau de l'Identité, et qui fleurissent sur tous les terrains, fût-ce des découvertes archéologiques....

Mais, terminons sur un trait d'humour...anglo-maltais : la Presse maltaise a bien sûr fait ses titres sur cette découverte, mais en soulignant aussi le propos d'un des découvreurs , qui a trouvé beaux certains des squelettes trouvés dans ces fosses.  Ceci étant, elle lui a donné la parole, et ce savant a maintenu ses appréciations en ces termes : "   Oui, j'ai dit que certains des squelettes sont beaux, et mes collègues pensent comme moi . Mais nous ne sommes pas fous, nous sommes des archéologues " .

 

A la prochaine !  

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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 14:46

Je fais suite bien volontiers, dans un esprit de totale solidarité,  à la demande de mon ami Jean-Pierre R. qui souhaite informer toute personne intéressée de la tenue d'une conférence à l'initiative du Cercle algérianiste du Grand-Avignon.

Ce samedi 26 novembre 2016, Mme Marie-Lise Blanchard, de l'association  " SOS CHRETIENS D'ORIENT ", de retour de Syrie, relatera son voyage, évoquera la situation sur place, et parlera des missions en cours, notamment la reconstruction d'une école. Une projection de photos illustrera bien sûr ce récit imprégné du Réel, et non d'une idéologie.

Cette conférence aura lieu à 15 h 30 dans la salle de conférences de la Mairie de VILLENEUVE - LEZ -  AVIGNON, place Jean Jaurès. 

En ces temps d'approche de Noël, votre présence sera un geste de solidarité chrétienne et humaine.

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19 novembre 2016 6 19 /11 /novembre /2016 10:30

Je voudrais commencer cette mise à jour de Maltalger par un geste d'amitié un peu particulier envers deux amies - à toutes fins utiles, et pour sourire, je précise que c'est le geste qui est  particulier", pas les amitiés qui me lient à Maïa et à Marie-Jeanne !

Nous sommes tous trois de la même Terre, et donc, avant tout, de la même sensibilité. Nous sommes aussi liés par l'Ecriture, sous toutes ses formes. Maïa et moi avons commis quelques oeuvres, et Marie-Jeanne, inlassablement, par ses écrits aux fins de recension, contribue à l'écriture de tout ce qui se rapporte à ce pays qui nous a vus naître, grandir, aimer et souffrir, ayant partagé  " ce destin magnifique et cruel ", comme dit si bien le Manifeste algérianiste, texte fondateur que nous devons essentiellement à Maurice Calmein, que je salue fraternellement au passage.... 

Or donc, comme on disait autrefois, il se trouve que Maïa a récemment publié son dernier - mais je l'espère, pas son ultime, roman, au titre mystérieux : "  Le papillon ensablé ". Et tout naturellement, comme pour les précédents, Marie-Jeanne s'y est plongée, et en a tiré une recension qui fait pénétrer le lecteur au coeur d'une étrange aventure, qui nous entraîne loin de sentiers battus du récit classique qui a la blessure algérienne pour thème, par, surtout dans sa première partie, qui m'a personnellement fasciné, joue avec l'irréel, pour ne pas dire, avec le surnaturel. J'avancerais bien le terme de " surréalisme " pour en parler, si ce vocable n'avait pas été fréquemment dévoyé par son emploi à tort et à travers.

Mais voilà, cette recension ne paraîtra pas dans le périodique qui aurait du l'accueillir. Et tout cela, pour des raisons étrangères à l'oeuvre et à la personne de Maïa. Et à celle de Marie-Jeanne, bien entendu. Disons, pour garder un "flou artistique" que cette non-publication est un "dommage collatéral"....

Maltalger,cela va de soi, est totalement étranger à cette affaire, mais se trouve solidaire de Maïa: Quand on sait quels obstacles les auteurs de chez nous doivent affronter pour franchir le mur du Silence, le moins que l'on puisse faire, c'est d'accomplir le geste certes symbolique - vu le rayonnement restreint de notre blog - de ne pas contribuer à l'aggravation de ce silence dans nos propres milieux. J'ai donc demandé et obtenu l'accord de Marie-Jeanne pour évoquer sa recension.

 

"  Seule une soeur, ayant partagé le même passé dans une affection fusionnelle, peut comprendre chez sa cadette, les peurs, les hallucinations, séquelles d'un arrachement aux racines. Isabelle, alias Maïsée, jeune femme exilée de son Algérie natale, séjourne en 1977, avec sa soeur Hélène, au bord d l'océan, à Hossegor. L'atmosphère lourde d'angoisse et de mal vécu laisse présager des moments dramatiques..."

Ces moments commencent par un évènement carrément extra-naturel, que décrit Marie-Jeanne, qui va laisser le lecteur s'interroger: s'agit-il d'une vision onirique ? d'une métaphore à portée psychique? Ou bien, d'un basculement de l'histoire dans le domaine du pur fantastique? j'avoue que personnellement, j'ai été, lors de la lecture de ce passage (dès la parution du livre ) intrigué, dérouté, déstabilisé: je ne comprenais pas,et le rationnel en moi exigeait une réponse; mais en même temps, le goût du merveilleux, du fantastique, me faisait gamberger...dans le soleil ! (mais, à la suite de Maïsée, bien sûr ! )

Après avoir mentionné l'existence du mari de Maïsée, ancien Officier d'Indochine et d'Algérie - bigre, j'ai son nom au bout des lèvres...le nom de celui qui, bien réel, a sans doute inspiré le personnage du livre! Mais, Chut ! , Marie-Jeanne évoque la vie d'Hélène, qui elle, se trouve à Noirmoutier. Encore l'océan, n'est-ce pas ? Voilà qui est loin de me déplaire !!!...  

Je reprends le texte de Marie-Jeanne :

" Maïa Alonso traduit dans ses écrits toujours très riches et poétiques, un amour charnel pour sa terre natale. Maïsée dira en désignant Adrien ( son mari ) : "il n'est pas d'ici...il ne pourra jamais aimer mon bled comme je l'aime... Le bled est dans ma chair".  Elle laisse les acteurs énoncer leurs vérités."

Cette dernière annotation de Marie-Jeanne est capitale, et doit permettre au lecteur d'éviter de prêter à l'auteure des sentiments ou positions qui ne sont que ceux de tel ou tel de ses personnages...Sinon, on ne pourrait plus écrire de roman !!! . Et Marie-Jeanne arrive à sa conclusion :

" En promenant ses personnages entre rêve et réalité, l'auteure fouille les âmes, fait vibrer les sentiments, donne l'écho des souffrances.....Avec habileté et une grande sincérité, ce roman évoque avec tact un passé, en partie réussi et gâché, douloureux et dérangeant. Il met l'accent sur le drame psychologique récurrent de l'exil. Ceux qui l'ont vécu s'y reconnaîtront et ne manqueront pas d'en faire partager la lecture".

"Le papillon ensablé" a paru aux Editions d Atlantis. 230 p  22 €.

 

 

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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 23:07

Il y a eu un bug qui a affecté la diffusion de ma mise à jour " BAL(L)ADES MALTAISES".

J'ai pu enfin en trouver la raison : j'avais primitivement inséré dans mon message, utre le texte de Maltalger, les images de la couverture ET de la 4 ème de couverture du livre. Or, la taille de ces images est trop importante, et l'envoi s'est bloqué.

j'ai donc supprimé la publication de la 4 ème de couverture, ne laissant que la couverture avec le texte du message: et c'est bien parti !

 

Je peux donc maintenant diffuser la 4 ème de couverture...Du moins, je l'espère !

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