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6 février 2016 6 06 /02 /février /2016 18:52

Tout d'abord, un grand Merci à tous ceux qui ont réagi à ma " réapparition", en demandant de mes nouvelles, ce qui m'a touché, mais aussi , en montrant un réel plaisir au redémarrage de " Maltager", ce qui m'a encore plus touché, car je pensais que ce blog avait disparu sans laisser de trace chez ses lecteurs. 

Voilà qui m'encourage à renouer le fil, et à améliorer ce contact, en introduisant plus de variété dans son contenu, sans toutefois tomber les contraintes d'un plan rigide...

 

EPHEMERIDES : 

 

Nous sommes donc en 2016, déjà mangée d'un mois. Je note quelques dates -anniversaires :

- Aujourd'hui même, 6 février, renvoie à 2 souvenirs tragiques : celui de 6 février 1934, avec la fusillade qui, sur la Place de la Concorde, fit de nombreuses victimes; et celui du 6 février 1945, qui vit l'exécution d'un écrivain-poète de 36 ans, Robert Brasillach : je renvoie aux livres d'Histoire, du moins aux études d'historiens consciencieux, aptes à se dégager de leurs propres convictions. La première des deux dates eut d'énormes conséquences politiques; la deuxième fut précédée d'une dramatique controverse entre intellectuels de tous bords, partagés entre ceux qui signaient une demande de Grâce et ceux qui s'y refusaient. les deux listes, qu'on le sache, réservent quelques surprises. 

- Mais, pour ceux qui ont encore " l'Algérie au coeur", et pour les Algérois en particulier, comment ne pas rappeler la date du 6 février 1956, qui les vit gagner une bataille, en un étrange mélange de colère et de bonne humeur, grisés par ce qui s'était passé sur place 4 jours auparavant, avec le départ triomphal de Jacques Soustelle: ils réalisaient qu'ils étaient une FOULE, et que celle-ci affirmait leur existence à la face du Monde. Ces Journées-là auraient pu marquer la Naissance d'un Peuple...s'ils n'avaient été mûs par la seule volonté d'être des français comme les autres...Mais, il y .avait déjà de la vaillance, et un certain panache. Et déjà, Alger défiait Paris. Sur le moment, personne n'avait vu la contradiction interne, surréaliste, entre les deux aspects de cette "révolte des tomates".

 

Mais, 2016 va voir deux centenaires, également tragiques :

- L' un va marquer le Jour de Pâques. "Pâques sanglantes à Dublin". C'est important pour l' Histoire européenne, donc pour nous. Il nous faudra être attentif à ce qui se passera ce jour-là dans la capitale irlandaise, sans doute au milieu d'une grande foule...La vie de notre continent est soumise à nombre de soubresauts, et une commémoration de cette importance ne peut pas être une simple manifestation de souvenirs consensuels telles les commémorations du débarquement du 6 juin 1944.

- l' autre nous touchera directement, du moins je l'espère : le 1er décembre, il y aura 100 ans que le Père Charles de Foucauld tombait sous les coups de ses assassins , à Tamamrasset. Le Père a été déclaré "Bienheureux". J'ose espérer que son martyre ne sera pas passé sous silence, ou, pire, dénaturé par la désinformation ambiante. 

 

 

NOTES DE  LECTURE :

 

Je viens de lire un ouvrage passionnant : " Les Conquérants du monde ancien" , de Pierre-B Décaillet. Sous-titré : "  Chroniques des premiers migrants européens en Afrique du Nord, 1814 - 1912 ".  On va dire : "encore un livre de souvenirs familiaux de gens d'Algérie ? ". Je pourrais déjà rétorquer : "Oui, et alors ?..;". Mais, ce livre a plus d'une originalité, dans sa conception comme dans sa présentation. Servies par un style remarquablement fluide, ce sont des vies à la base totalement étrangères les unes aux autres qui, un jour, vont se rencontrer. C'est aussi une histoire qui commence bien avant l'arrivée de la flotte française devant Sidi-Ferruch, nous offrant un tableau riche en couleurs - mais sans sombrer dans l'exotisme de bazar - de la " Régence d'Alger", ce qui est peu courant dans le genre... Au fil du temps, l'environnement historique va prendre place dans le récit, documents à l'appui, et certaines considérations seront de nature à faire réfléchir...J'en veux pour preuve le jugement acéré sur la politique - ou plutôt, l'absence de politique - française pour sa conquête, jugement qui trouve son sommet avec celui porté sur l'énorme erreur commise par Napoléon III voulant créer un royaume arabe dont  il serait le Souverain et Protecteur. Comment, lit-on, accumuler autant d'âneries en si peu de phrases ? Erreur sur "l'arabité" de toute l'Algérie, pays berbère et kabyle; erreur de penser que les "arabes"  - en fait , les musulmans, accepteraient d' être dans"leur royaume " les sujets d'un Prince chrétien ? Enfin, le comble du contre-sens, leur proposer de "choisir" la loi civile française, choix qui leur ferait encourir la peine de mort chez eux...alors, que "forcés" par un texte ne leur laissant aucun choix, une telle solution aurait pu être tentée...etc, etc...

 

Il y a donc beaucoup à retirer de ce livre de grande qualité, qui se lit avec passion, même si je n'apprécie pas trop, vers la fin, les jugements réducteurs, d'une sommaire récusation qui relève d'une époque révolue, portés par l'auteur sur le catholicisme, lui-même étant, après avoir été longtemps catholique, retourné au protestantisme de ses ancêtres. Mais, cette réserve toute personnelle mise à part, il s'agit d'un excellent livre.

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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 17:51
un instant réparateur: en grande conversation avec "Montana", dans le Lot, à Noël...

un instant réparateur: en grande conversation avec "Montana", dans le Lot, à Noël...

Je risque une image, pour me remettre à la composition de ces pages: j'ai quasiment tout oublié des manip à effectuer....J'ai choisi cet instantané, parce qu'il émane de cette photo un calme bienfaisant. Je faisais, en ce début d'après-midi ensoleillé de 25 décembre, les 100 pas le long de la clôture, et Montana, si j' ose dire, m'emboitait le pas. Je lui disais quelques mots - en murmurant, bien sûr, souvenir ineffaçable du film de Robert Redford, et lui, me répondait...en silence, mais avec un regard et des mouvements de col qui montraient que la communication était établie. Vérité profonde des animaux ! Ils ne trichent pas, et nous incitent à ne pas tricher nous-mêmes. Instants de Paix, et de désincarcération de l'esprit, même fugitifs, que l'image restitue même logntemps après...Chant de la Terre aussi, qui n'agresse pas nos oreilles, ne trouble pas notre entendement...Loin de ces machines infernales, écrans géants ou miniaturisés, qui nous traquent partout et notamment chez nous, persécuteurs insatiables...Ah, cette prétendue " Information" en continu !!! Noël au coeur, avec le chant du "Gloria" qui s'adresse aux "Hommes de Bonne Volonté"...Merci, Montana !

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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 08:42

BONJOUR A VOUS TOUS, LECTEURS ET LECTRICES CONNUS ET INCONNUS, FIDELES OU DE PASSAGE ! " MALTAGER " N'A PAS DISPARU...C'EST SON UNIQUE " ANIMATEUR - REDACTEUR " QUI N'A PU CES DERNIERS MOIS EN ASSURER LA MARCHE, EN RAISON DE QUELQUES PETITS PROBLEMES DE SANTE...

Je vous annonce donc que je vais bientôt remettre ce blog en "route", le temps pour moi de me remettre dans le bain des indispensables connaissances techniques pour le faire fonctionner, que j'ai quelque peu oubliées...

Alors, encore un peu de patience ! Comme avant, je vous parlerai de tout et de rien, de Malte et d'Alger - surtout de Malte parce que je suis actuellement en plein travail de préparation d'un livre qui racontera, de façon très libre dans le ton comme dans la structure, mon approche de la terre de mes ancêtres sous les aspects les plus variés, en cette année 2016 qui voit le cinquantenaire de mon premier voyage là-bas.

Et puis, évidemment, de " l'Actualité en bref".

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13 août 2015 4 13 /08 /août /2015 17:23
Le...Ciel est par-dessus le toit...
Le...Ciel est par-dessus le toit...

Le...Ciel est par-dessus le toit...

mystérieuse chapelle St-Michel, dominant une étendue d'eau maléfique ( région des Monts d'Arrée )
mystérieuse chapelle St-Michel, dominant une étendue d'eau maléfique ( région des Monts d'Arrée )

mystérieuse chapelle St-Michel, dominant une étendue d'eau maléfique ( région des Monts d'Arrée )

cimetière de village ( côte des Abers) / enclos paroissial près de Plomordien
cimetière de village ( côte des Abers) / enclos paroissial près de Plomordien

cimetière de village ( côte des Abers) / enclos paroissial près de Plomordien

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13 août 2015 4 13 /08 /août /2015 15:46
rocher mystérieux dans les Monts d'Arrée, et affiche du bord de mer, n'incitant pas au "bronzing" stupide..s
rocher mystérieux dans les Monts d'Arrée, et affiche du bord de mer, n'incitant pas au "bronzing" stupide..s

rocher mystérieux dans les Monts d'Arrée, et affiche du bord de mer, n'incitant pas au "bronzing" stupide..s

...chantait jadis Ray Ventura, à la tête de sa grande formation, en quête d'aventures romantiques. C'était dans le film " Nous irons à Paris ", si ma mémoire ne me joue pas de mauvais tour, que j'avais vu au cinéma " Le Colisée ", derrière l'Hôtel Aletti.  De ce film musical sans autre prétention que de distraire, avaient jailli une série de chansons ayant constitué autant de "tubes"...comme on ne disait pas à l'époque. Il s'en dégageait tant de bonne humeur, d'entrain bon  enfant, d'espiéglerie, qu'à vrai dire il faut se pincer pour réaliser qu'en en repassant in petto les séquences on n'a pas sombré dans un sommeil plein de rêves...Cela se passait au début des années 50, c'est-à-dire il y a mille ans...

Mi-août...C'était dans notre mental d'enfants de l'Algérie, le tournant climatique de l'année...pour ceux qui avaient la possibilité de passer quelques vacances en métropole. " A partir du 15 août, les orages éclatent..." énonçait-on, sentencieux, laissant entendre que le moment était venu de songer à rentrer chez nous pour retrouver les attraits d'une arrière-saison ensoleillée qui permettait les baignades jusqu'en fin septembre. Eh bien, en ce moment précis, nous les avons ces orages, mais voilà, c'est bizarre, je n'arrive pas à trouver dans mon dossier de voyage mon billet de classe "touriste " sur le "Ville d'Oran", mon  navire préféré pour les retours vers Alger. Ce que je peux être désordre !

........................................................................................................................................................

Alors, regaillardi par la petite pluie qui est tombée il y a un instant, je vais vous reparler de Bretagne, et avant de poursuivre ma galerie de photos, de vous parler de quelques ouvrages ramenés dans mes bagages, acquis avant le départ ou sur place.

 

- 3 titres d'abord d'un véritable aventurier au parcours " atypique" tant j'ai eu - et j'ai encore - du mal à cerner sa véritable personnalité, mis à part les fait qu'il est...inclassable. il s'agit de Patrice Franceschi, dont je viens de lire : " Première personne du signulier ", un recueil de nouvelles qui a obtenu le Goncourt de la nouvelle 2015; " Avant la dernière ligne droite " ébouriffant et ...décapant récit de sa vie, disons: mouvementée, mias le mot est faible, très faible, qui m'a sérieusement secoué, provoquant en moi des réactions aussi fortes qu'antagonistes. et enfin, non encore abordé : " Mourir pour Kobané ", dont le titre est, si j'ose dire, tout un programme.

Pour compenser ces émotions, il en fallait d'autres, aussi éloignées que les précédentes des lectures dites " d'été" : " Si je t'oublie jamais, Saïgon " d'Alain Sanders, poignant récit-reportage de jeunesse, là-bas, dans l'aimée et souffrante Indochine - qu'on me pardonne de " copier" ici la très belle formule de Jacques Soustelle à propos de notre Algérie..

Alors, me dira-t-on, cet été n'aura connu  aucun dérivatif sur le plan de lecture ? je m'empresse de rassurer mon interlocuteur inquiet. C'est là qu'intervient la Bretagne. j'ai ramené avec moi, et ils m'accompagnent encore dans mon après-voyage, les textes suivants : tout d'abord des brochures : sur la Bretagne dans les pas des grands peintresLes Mystères de Bretagne, Saint-Trégonnec. Et puis, 2 ouvrages: l'un n'est autre qu'un...Dictionnaire brezhoneg - galleg, français - breton ; et l'autre, la réédition d'un copieux et célèbre "classique" de 794 pages en format de poche : " La légende de la mort chez les Bretons armoricains ", d'Anatole Le Braz. Je me régale !!! j'aime cette atmosphère, qui a hélas passablement disparu aujourd'hui, mais il suffit de se dégager un moment du matérialisme mercantiliste ambiant et de l'uniformité mondialiste réductrice, pour retrouver la force envoûtante qui émane de ce rapprochement entre l'univers de la vie et celui de la mort, qui s'annoncent et se prolongent l'un l'autre. C'est pas pour dire, je me demande si je n'ai pas dans mon sang les gènes de quelque marin celte qui serait passé par Malte dans les temps médiévaux...

  

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8 août 2015 6 08 /08 /août /2015 16:37
Voiliers à Roscoff: coque noire, la célèbre " Recouvrance"/ D' UNE JETEE L'AUTRE, la Mer comme Patrie !
Voiliers à Roscoff: coque noire, la célèbre " Recouvrance"/ D' UNE JETEE L'AUTRE, la Mer comme Patrie !

Voiliers à Roscoff: coque noire, la célèbre " Recouvrance"/ D' UNE JETEE L'AUTRE, la Mer comme Patrie !

Le capitaine de "la Recouvrance", haut perché, pour libérer une voile mal carguée

Le capitaine de "la Recouvrance", haut perché, pour libérer une voile mal carguée

Vers l'Irlande...Rien n'égalera jamais en intensité d'émotion le départ d'un paquebot tandis que le soleil descend sur l'horizon...

Vers l'Irlande...Rien n'égalera jamais en intensité d'émotion le départ d'un paquebot tandis que le soleil descend sur l'horizon...

Phare de la Vierge, sur la côte des Abers (toujours en Finistère Nord)

Phare de la Vierge, sur la côte des Abers (toujours en Finistère Nord)

Sur cette grande bouffée iodée, qui vous est adressée depuis une pièce où il fait 28° ( dehors, ajoutons 10° à ce chiffre), je vous promets d'autres images de notre fascinante Bretagne, dès que possible...

NB: ces clichés ont été pris au début du mois de juillet de cette année

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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 15:29

Avant la dispersion des vacances - qu'on pardonne au vieux gamin que je suis ce vocable lié au temps scolaire - quelques rubriques tirées de l'actualité, du moins de celle qui m'intéresse.

 

-  Cinéma et Spiritualité :

 

Le film " Valley of love " vient de sortir sur nos écrans - enfin, pas encore dans la ville où je vis, ce qui fait que je n'irai le voir que courant juillet, là où je me trouverai. IL met en scène deux "monstres sacrés" du cinéma français, pris séparément mais aussi lorsqu'ils jouent ensemble : Isabelle Huppert et Gérard Depardieu. C'est ce dernier qui inspire  ma réflexion: après avoir déchaîné contre lui les aboyeurs de service du Grand Media Unifié à raison de sa franchise et de son courage, notre Géant, qui a laissé passer l'orage, semble forcer le respect, même inavoué. Car il a du génie. Et pas seulement de la masse de muscles et de graisse. Une  " chaîne  culturelle " a passé et repassé un long entretien avec lui qui étonne à plus d'un titre par la profondeur de ses propos. A l'occasion de la sortie de ce film, je lis une réflexion de lui sur la mort, cette "mort qui n'existe pas ", et qui me fait penser à ce Passé " qui n'est jamais mort et qui n'est jamais le passé " de Faulkner, qui le fait déboucher sur la perspective de l'Au-delà en ces termes :

"Je préfère être submergé par ce que je ne peux pas comprendre, mais qui me donne à penser à ce qu'il y a derrière sans essayer d'y mettre du raisonnable "

 

Or, je retrouve quasiment à l'identique, au niveau de l'idée exprimée, cette pensée, dans un ouvrage que je viens de dévorer ( et sur lequel il me faudra bientôt revenir en le dégustant  à petites bouchées : le fameux " DIEU OU RIEN " du Cardinal africain,  Robert Sarah :

 

" Acceptons avec humilité ce que Dieu nous a révélé, sans scruter avec curiosité ce que Dieu nous tient caché ". 

Et cette formule lapidaire, le prélat guinéen la tient d'une citation de ...saint Jean Chrysostome dans ses  Homélies sur saint Matthieu.

Face au délire ultra-rationaliste, fruit de l'Orgueil, le plus beau titre de gloire de la Raison est de connaître ses limites, en toute intelligence. Cessons d' assimiler l'humilité à de la Bêtise. la grandeur de l'Homme est bien d'avoir présente à l'esprit la notion d'horizon, qui le fait s'avancer, mais d'avoir à la suite la notion de la limite atteinte, librement consentie, au-delà de laquelle vient le temps de l'abandon confiant, celui-là même que Depardieu décrit comme Quelque chose qui submerge...

 

 

Actualité tragique : le "Pas d'amalgame" mis à l'épreuve.

 

Je ne reviendrai pas sur " les évènements de janvier" et leur exploitation effrénée . Ils virent la fortune foudroyante de la formule-injonction : " Pas d'amalgame " qui prit une force telle qu' on l'imaginerait être intégrée dans le Préambule de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme. Certes, mais pour cela, il faudrait lui donner une portée qui justement soit universelle !  ...On en est loin..Et l'on reste plus que jamais sous l'empire du critère préalable, selon le positionnement des victimes et des upposés coupables sur l'échiquier de la Bien pensance.

On vient de le voir: dans les sud des USA, un ado retardé, et sans aucun doute, au mental dérangé - il n'est qu'à voir sa photo, répandue sur tous les médias du monde, pour être fixés là-dessus, et personne, je dis bien : personne n'aurait aimé le croiser un soir au coin d'un bois ou d'une rue déserte. Ce regard buté, hagard, par-en-dessous, laisse deviner un cerveau malsain, malfaisant, et pour tout dire, des plus dangereux. UN portrait de psychopathe...

Alors, que peut-il avoir en commun avec un général Lee, un Officier Supérieur Thomas "Stonewall" Jackson, qui était son bras droit, hommes de haute stature morale, respectés et même: admirés de leurs adversaires, qui auraient pu être leurs compagnons, car ils étaient sortis tous deux des plus hautes Ecoles militaires des Etats-Unis, hommes droits et pieux, mis par la Destinée, et pour défendre leur patrie charnelle et ses habitants, leurs concitoyens, avaient été précipités dans les combats, pour défendre leur civilisation et non pour perpétuer la honte de l'esclavage, héritée de conditions historiques et économiques spécifiques. Et "Stonewall" Jakson est tombé au champ d'Honneur, dans des conditions confuses, au cours d'un combat rapproché où amis et ennemis se mélangeaient, et, une fois finie la guerre atroce, la Fédération yankee, victorieuse, lui rendit hommage jusque dans ses bâtiments officiels. Et Robert Lee, le général en chef des armées confédérées, lorsqu'il dut signer sa reddition, il y a tout juste 150 ans, au début avril 1865, eut tellement de dignité et de prestance, son prestige intact, que son vis-à-vis vainqueur, le Général nordiste Grant, parut géné comme si ce fût lui qui signait sa défaite.  

On peut être certain que si le tueur de Caroline du Sud s'était trouvé dans l'Armée sudiste et qu'il y avait commis le forfait dans cette église, il aurait été passé par les armes sur le champ.

Alors, oui, il est justifié de s'écrier ici : PAS D'AMALGAME ! et de ne pas faire retomber sur le drapeau de combat de LEE et de JACKSON la vengeance stérile et télécommandée, dans une grande confusion historique d'ailleurs, soigneusement entretenue par tous les stéréotypes d'une Pensée préfabriquée et manichéenne.

Par contre, et j'en terminerai par là, j'irais demander des comptes aux parents du tueur, assez fous ou débiles pour offrir à un jeune agité au regard sournois et obsédé, un pistolet pour son anniversaire.

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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 11:07

J' ai gardé  de mes années de jeunesse, ponctuées d'examens, mais aussi de mes 30 années professionnelles en Entreprise, marquées par une intensification dans le traitement des dossiers à partir de la mi-juin jusqu'aux derniers jours de juillet, pour anticiper sur le désert d'août ( qui se prolongeait jusqu'à la fin de la 1ère semaine de septembre ) ce sentiment de "fin d'année" accolé au mois de Juin, presque aussi perceptible - et même plus, sous certains angles, que celui éprouvé lors du changement d'année.

 

Mon état d'enfant unique m'a longtemps, longtemps, fait avoir une conscience aiguë de la solitude. Ainsi, dès le lycée (abordé à l'époque dès la sortie de l'école primaire), la fin des classes, après une année satisfaisante ou pas, m'a fait me trouver devant un grand vide, surtout après le dénouement heureux d'une période d'intense concentration: la réussite au B.E.P.C., puis aux Bac-1 et 2, puis, en Fac, aux examens de licence en droit et sciences-po, et enfin aux diplomes dans le cadre du doctorat en droit, a à chaque fois été suivie d'un étrange vague-à-l'âme, qui  a mis son empreinte sur ce mois de juin. Au stress, aux montées d'adrénaline qui avaient provoqué un véritable tumulte dans ma tête, succèdait soudain un angoissant silence. Trois mots résument tout cela : Dispersion. Solitude. Vide.

 

Je dois ajouter que ma vie de famille n'arrivait pas à atténuer cet enfermement dans le repli sur soi. Et pourtant !!!! Entre le 21 juin et le 13 juillet, mon petit agenda était coché de maints évnènements à fêter ! le 21, anniversaire de mon grand-père maternel; le 27, celui de ma mère; le 28, le mien, suivi aussitôt de ma fête; le 13 juillet, enfin ,celui de mon père. Mais voilà, nous n'étions pas, dans mon strict entourage familial, des "festifs". On ne "marquait pas ", comme disait ma mère

(non pour le regretter, mais plutôt comme pour l'affirmer, par une sorte de défi au Bonheur qui a toujours été sa marque, sans que je n'aie jamais pu en découvrir la cause)

Lorsque ma vie eût basculé de l'autre côté de la mer, et que les nécessités professionnelles aient substitué à ce "spleen" d'un adolescent prolongé par de longues études et un épanouissement total dans l'univers universitaire, la rudesse d'un métier à apprendre du tout au tout, ingrat, aux antipodes de mes aspirations, mais indispensable, parce qu'il assurait ma survie, c'est, comme dit plus haut, une fin juin  et un mois de juillet artificiellement hyper-actifs qu'il fallait affronter: tous les dossiers, comme pas hasard, devenaient urgents, et bien entendu , les plus délicats d'entre eux...On sentait qu'il fallait absolument dénouer des situations avant le sacro-saint mois d'août, pendant lequel et même au-delà  pendant 8 à 10 jours, tout allait s'arrêter...C'était vraiment un bien mauvais moment à passer, une frontière à franchir par des sentiers difficiles, voire tortueux, piégeux.   les pressions hierarchiques ou "collatérales" ( celles émanant d'autres Directions ) devenaient insupportables.Le débutant dans ce monde-là que j'étais, totalement inexpérimenté en matière de "coups tordus"...et donc, cible de choix pour ceux qui voulaient arriver à leurs fins par tous les moyens avant de partir en congé, eut beaucoup à en souffrir.

Ah, ce mois de Juin !!!....

Mais, bon, passé ce moment de "retour sur image" auquel je suis habitué, et puis, qui est tout naturel pour un homme qui va fêter ses 80 ans à la fin du mois, et qui a donc pkus de souvenirs que d'avenir, je vous informe que je ne laisserai pas ce mois d'août être ce désert, cette zone de non-vie, pas en tous cas pour "maltalger". Et si je n'ai pas d'avenir, eh bien, j'ai quand même....des projets ! tout d'abord, celui de donner une certaine cohérence à mes textes, en instaurant quelques rubriques qu'on pourra retrouver d'une mise à jour à l'autre...

 

En attendant, BON ETE !!!

 

pas d'images pour cette fois: over-blog rencontre un problème technique d'insertion d'images dans les textes.

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23 mai 2015 6 23 /05 /mai /2015 21:10

Un " week end prolongé" parmi tant d'autres en ce mois de Mai ? Une occasion de Fiesta, de Féria ? Une descente de chenilles processionnaires le long des autoroutes ?

 

Un pêle-mêle de souvenirs, de naguère et de jadis. Des couleurs, des bruits et des parfums : des voix qui montent, sonores comme des carillons, des pétarades de moteurs de motos - les Pusch 250 cc partant à l'assaut des tournants, épingles à cheveux ourlant la colline. Des effluves de cocas sortant du four, un soleil rieur, et nappant tout cela, la mer enchanteresse, divinité amoureuse.

 

Mais le rideau est descendu sur la scène, qui ne se relèvera pas. Seuls les rêveurs et les mourants auront le privilège de voir devant leur yeux fermés se rejouer la pièce.

La traversée de Paris: départ de Notre-Dame, puis passage au bas de la Fac de droit

La traversée de Paris: départ de Notre-Dame, puis passage au bas de la Fac de droit

Autre théâtre, pour un tableau joué il y a 30 ans, porteur non avoué de souvenirs d'adolescence, un temps chez les Scouts, qui avait pris fin prématurément, de par l'opposition maternelle. L'appel de la Route. La fascination des feux de camp. Et l'uniforme...La camaraderie exaltée dans l'effort. la discipline, qui n'étouffait pas le Rêve. Un tas de choses simples.

Tout cela retrouvé, de l'autre côté de l'abîme marin, et près de 40 ans après. une résurgence de jeunesse, pour une Cause supérieure.... Chartres sonne, Chartres t'appelle...

Se retrouver devant ND de Paris avant 7 h du matin, le samedi, en tenue de route pélerine...Prends ta gourde pour boire...Remonter la rue St-Jacques, et lever le nez vers la salle d'angle de la Faculté de droit Paris-II où 10 ans auparavant cette sacrée thèse de Doctorat avait été soutenue, marcher, sortir de la Ville, et, au bout de banlieues successives voir arriver la fin de la matinée en atteignant les bois, pour souffler, se nourrir, prier et chanter. Encore chanter. On chanterait ainsi pendant 3 jours. à travers bois, à travers champs, en côte et en descente....Puis, enfin, le lundi matin, là-bas, au bout de la plaine, cet océan des blés de Péguy, les flèches de Chartres, comme flottant dans le ciel comme ces mirages sahariens. Attention, c'est le moment perfide où la défaillance peut te guetter si tu as présumé de tes forces, et si tu fixes trop cette apparition : elle est moins près que tu ne penses ! Economise ton souffle, tu n'es pas dans un concours de chant ! D'ailleurs, sans que tu t'en rendes compte, tu pries avec tes pieds. Et dis-toi bien que ça s'entend Là-Haut. Toi, tu t'occupes de marcher...

 

Dans le bois de Verrières, la halte-déjeuner, le samedi.

Dans le bois de Verrières, la halte-déjeuner, le samedi.

A travers champs....

A travers champs....

" Chartres sonne, Chartres t'appelle"...Là-bas, au Loin, si loin.., comme un mirage dans le matin du lundi..

" Chartres sonne, Chartres t'appelle"...Là-bas, au Loin, si loin.., comme un mirage dans le matin du lundi..

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7 mai 2015 4 07 /05 /mai /2015 10:40

Avouons-le, depuis une bonne quinzaine de jours  il faudrait échapper à toute information - ou bien, rester obstinément assujetti aux seuls évènements et autres feuilletons politiques, ce qui en fin de compte revient à peu près au même, pour ne pas avoir euune seule fois  le nom de JEAN RASPAIL sous les yeux, en tête d'articles, d'entretiens, de compte-rendus critiques d'oeuvres littéraires, le tout assorti de photos, en une gerbe de reportages-hommages...Quotidiens - de droite, de préférence - Hebdomadaires, Magazines, y ont été de leur reportage illustré, à tel point que le lecteur Lambda  devient presque un familier des lieux où vit l'écrivain, entouré des souvenirs de son existence riche en aventures sur tous les coins de la planète, reliés plus que séparés par la grande ronde des océans. l'auteur du "Roi au-delà de la mer " y est à la fois Capitaire de navire, Consul général d'un royaume des mers du Sud, faiseur et même inventeur de rois qui n'ont que lui et ses lecteurs pour sujets, Conservateur et gardien d'un Musée de la Marine et de la Mémoire de peuples disparus.

 

Toute cette effervescence naît de la parution d'un gros ouvrage de quelque 1 169 pages, dans la prestigieuse collection " Bouquins", où Jean Raspail vient inscrire son nom après, excusez du peu, Maurice Barrès, Pierre Benoît, Dino Buzzati, pierre Loti, Paul Morand, et quelques autres grands noms de la littérature. Une consécration, comme un cadeau d'anniversaire, qui, d'ici quelques années tutoyera le siècle ! Si Dieu le veult évidemment. Mais cet homme est un Roc. " Là - Bas, au Loin, si Loin..." nous éclaire beaucoup sur son contenu, et sur le sens ultime de l'oeuvre monumentale de cet écrivain-voyageur, qui fut d'abord un coureur d'aventures à la mesure de continents entiers, et qui, comme cela ne lui suffisait pas, en inventa d'autres, quelque part au-delà des steppes et des forêts, des océans et des marécages...Au loin, si loin, de nos contrées où de petits hommes de plus en plus gris s'agglutinent en mégapoles qui ne sont que des métastases du cancer de l'uniformisation des comportements et des consciences ( si ce dernier vocable a encore un sens ). 

 

Mais, pourquoi donc ce bouillonnement de commentaires, mis à part l'effet d'entraînement qui incite les médias à renchérir chacun sur les autres dans la course aux " scoops" ? Est-ce vraiment parce que ce " bouquin de chez Bouquins " nous offre la réédition de 5 des plus envoûtants romans de Raspail ? Certainement pas. Ou alors, c'est que le nombre de "Patagons", déjà élevé et en constante augmentation, oui, je le sais, " est bien plus important qu'on ne le croit, parce qu'il y a nombre de patagons qui s'ignorent " . Non, c'est parce le moment est venu où Jean Raspail , qui revient au-devant de la scène, nous interpelle en tant qu'auteur d'un roman quei ne figure pas dans " Là-Bas..." , mais dont le titre résonne en nous de façon lancinante : " Le camp des SAINTS ". Ce texte, que l'on dit, non sans un certain pincement des lèvres chez les adèptes du politiquement et littérairement correct, "polémique", et qui n'est que Visionnaire ( Raspail a même réfuté l'adjectif : "prophétique", du moins quant à son intention lors de la conception de ce texte célèbre, traduit en 5 langues, et réédité à plusieurs reprises depuis sa parution en 1973 ), ce texte donc, VIT sous nos yeux, à quelques encablures de nos rivages...

 

C'est cela, en profondeur, l'Actualité de Raspail.Il y a en lui quelque chose de "la statue du Commandeur", même s'il entend ne donner de leçon à personne, et sans doute, non pas malgré cela, mais grâce à cela. Et, encore plus profondément, l'absence de tout engagement politique-politicien de cet homme, qui a pris soin de porter son sentiment royaliste au sommet de la spiritualité, réclamant "un Prince de vitrail, pas un Prince de Magazine ", qui s'est donné un royaume à la fois physique, mais si loin, et imaginaire, donc si près, sa Patagonie, pour un "Jeu " qui n'est pas une simple distraction mais la mise en forme de rêves d'autre chose que la médiocrité du quotidien, doublée de son sosie totalitaire, échappe aux vilaines et misérables querelles du moment, aux surenchères dans la bassesse et l'ignominie, aux magouilles et aux fripouiiles, aux menteurs et aux  bonimenteurs...

Et cela, ceux qui ont pris la peine de célébrer d'une façon éclatante qui a pu surprendre plus d'un, cet évènement à la base exclusivement littéraire, même sans l'exprimer de façon explicite, l'ont certainement ressenti.Jean Raspail nous parle vraiment d'autre chose. Mieux, il incarne autre chose. Il suscite le Rspect. A moins qu'on ne soit barbare.Y compris les barbares en costards, branchés et fourchus. 

 

J'en viens inévitablement à l'évocation du dernier texte qui figure dans ce "Là-Bas...", et qui n'est pas une réédition, mais un texte qui prit naissance il y a 49 ans, et qui est publié inachevé, de par la volonté de son auteur, qui a donc force de Testament, au sens latin du terme, qui est celui de témoignage, en même temps qu'un clap de fin de carrière - ce en quoi je souhaite ardemment me tromper ! C'est " La Miséricorde ". texte d'une telle force, qu'à moi, la force manque pour en parler, en parler ici et maintenant. Car, Jean Raspail nous fait entrevoir, étreints d'émotion, la rencontre douloureuse et exaltante, conflictuelle et finalement amoureuse, entre le fond criminel de l'Humain, et le fond miséricordieux du Divin. Dans toute son oeuvre si abondante, si riche, si jaillissante, et si magnétique, il ne nous avait jamais entraîné...Là-Bas, au Loin, si Loin......

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