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L'Homme de Malte de Pierre Dimech : roman de la rentrée


" A la lecture de  l' Homme de Malte, force est de nous rappeler que l'identité reste une quête. Un questionnement dans la vie et pour la vie.

De son histoire familiale P. DIMECH a voulu s'emparer, en repérer les blancs, en écrire quelque chose. Il s'est en fin de compte engagé dans une longue marche historique et géographique,évoquant bien pour lui celle qui' il connaît conduisant au Cap Horn.

Marche et explorations ancestrales : dans tout cela en définitive il est à la recherche d'un lien.

Au départ était le nom et tout ce qui gravitait autour … à l'arrivée aussi nous précise-t-il.

Si le porteur de ce nom se sent « différent »,  non seulement au départ,  mais aussi tout au long de cette marche, s'il réexamine à peu près toutes les faces de sa personnalité avec certains retours sur image, il tente finalement une synthèse.

 

A- il réussi :

 

D'où êtes vous Pierre DIMECH ?

 

-Je me suis effectivement toujours senti différent. Suis-je né « là où il ne fallait pas »...

 

-J'ai voulu joindre à une jetée l'autre, en particulier à l'algéroise la marseillaise,  toutes deux belles et vivantes, quelque peu identiques dans leur différence. Dans cette image rêvée, espérait-il qu'elles puissent se un jour se rejoindre...  l'Une-l'Autre... Un rêve de transmission.

 

Une possibilité aussi... ?

 

Il aurait fallu que des ouvriers s'y acharnent des deux côtés . Pierre continue le travail de son côté.

 

Une synthèse :

Pierre-le-maltais-d'Algérie, il connaît bien ce titre. Il est donc aussi par là Pierre-le-français, et Pierre-le français-d'Algérie. Aussi bien aurait-il pu être l'australien ou le patagon....

La partie maltaise de ce titre était pourtant à éclaircir. Depuis tout jeune, dans son entourage familial il s'est confronté à certains manques-à-savoir sur Malte, un savoir qu'il à eu à cœur ensuite de construire.

Car si l'autre versant du titre, « français-d'Algérie »  était plus récent dans l'histoire, plus ancré, plus connu de lui, plus repéré et repérant, le titre « maltais »  éveillait dans sa partie inconnue, une curiosité vitale et créatrice, dépassant l'histoire familiale immédiate.

Ces questions posées par lui au cours de son enfance sur ses racines, il les a cernées, plus précises, à son adolescence.

 

Il en a fait en définitive une dé-marche adulte, au moment de la mort de son pays natal. Car au désarroi de la perte du pays, s'est substitué dans le mouvement, un acte. Cet acte a véritablement fait démarrer sa quête d'identité, l'a poussé inexorablement vers l'île de Malte. Les découvertes de Pierre sur son histoire familiale, les précisions obtenues sur ce qu'il en connaissait, ont finalement, avec l'assemblage de ce puzzle, débouché sur un récit et un projet de synthèse. Synthèse subitement et étonnamment facilitée sur son nom par un FATUM, fatum méditerranéen familier et familial qu'il avait déjà si souvent côtoyé. Il a pu ainsi aboutir à la capture de faits recherchés,  approcher des personnes nouvelles, se saisir d'une autre tranche de vie. Il y avait eu Pierre-le-Romain, ajouté à Pierre-l'Américain, le Marin, l'Insulaire. Il y a eu un nouveau Pierre-le-maltais, complément du premier. Mais rien de ses lieux de vie  n' est rejeté par Pierre DIMECH, ni dans l'espace ni dans le temps

 

Et maintenant que va-il faire :

 

-de cette marche?

 

Elle débouche en définitive, semble-il, sur un apaisement accompagnant la construction

 

d'une unité.

 

Unité triple. Le questionnement reste ouvert.

 

Mais « La guerre des racines » n'aura pas eu lieu  ".

 

André MILLET

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